Après une défaite au Stadium contre Clermont lors de la dernière journée de Top 14, le Stade Toulousain doit se remobiliser ce samedi avec le choc contre Toulon (21h). Mais il n’y a pas de crise de confiance chez les Rouge et Noir assure Alexandre Roumat, le troisième ligne toulousain.
Faut-il s’inquiéter pour le Stade Toulousain ? Les Rouge et Noir se sont fait cueillir au Stadium par Clermont, lors de la 22e journée de Top 14, alors qu’ils avaient match gagné. Eliminés en Champions Cup, avec désormais pour seul objectif le Brennus, les Toulousains doivent aborder la fin de saison régulière avec sérieux, à commencer par le match contre Toulon, samedi soir, au Stade Vélodrome de Marseille. Le troisième ligne toulousain Alexandre Roumat était l’invité d' »ICI c’est le Stade« , lundi soir sur ICI Occitanie.
Ce match au Vélodrome contre Toulon, c’est le genre d’événement qui permet de se remobiliser après la claque reçue contre Clermont ? Ou au contraire, ça vous met un peu plus la pression ?
Ce sont des rendez-vous qu’on apprécie forcément, parce que déjà c’est un stade qui nous a plutôt bien réussi dernièrement, et on sait très bien que Toulon sera un adversaire revanchard. Déjà au vu de la saison dernière de notre confrontation, et aussi au vu de ses performances sur la scène européenne. Donc voilà, on a des gros tests devant nous : ce week-end mais aussi les matchs qui vont suivre jusqu’à la fin de saison, avec des concurrents directs pour la qualification.
On sait que même si on a de l’avance sur le plan comptable, on n’est pas officiellement qualifiés dans les deux premières places. Donc voilà, on a on a un gros match, et j’espère qu’on saura être à la hauteur samedi soir.
Comment expliquez-vous votre échec au Stadium contre Clermont ? Ce match perdu alors que vous meniez facilement ?
C’est toujours difficile de trouver une seule raison, mais je pense que de manière générale, on a tous d’un point de vue individuel fait trop d’erreurs. Et donc on a rendu trop facilement le ballon à Clermont.
Le problème est individuel ou collectif ?
Forcément qu’il y a une part de collectif. Mais les actions qui ont été ratées sont la plupart du temps individuelles. Mais je pense qu’il y a aussi eu un gros problème en conquête. On a perdu des ballons, notamment dans le secteur de la touche, dans les zones de marque qui auraient pu nous permettre d’avoir des avantages, ou éventuellement de marquer.
Et puis après on est rentrés dans une sorte de faux rythme, et Clermont a joué son va-tout avec un jeu d’occupation. On a été très bons en défense, mais on n’a pas réussi à faire basculer le match. Comment l’expliquer exactement ? C’est difficile à dire, mais ce qui est sûr, c’est que je pense que sur les bases du rugby, on n’a pas été assez bons. Et à partir du moment où on n’était pas assez bon sur ces bases, c’est compliqué de gagner un match, peu importe l’endroit et l’adversaire.
Il vous a engueulé Ugo Mola ? Ca a piqué les entrainements qui ont suivi ?
Forcément ! Mais à juste titre. On en a aussi discuté entre joueurs pour essayer de comprendre un peu en interne comment on est capable de réagir de telle manière à l’extérieur. Donc, cette semaine d’entraînement forcé nous a permis aussi de remettre certaines choses à plat, d’en discuter, de travailler encore plus dur. On ne lâchera pas et on sait très bien qu’on est encore une équipe qui est capable de gagner, donc on va tout faire pour le faire sur cette fin de saison.
Il n’y a pas un dérèglement de la machine toulousaine ? Pas de manque d’huile ? Il faut juste faire chauffer le moteur ?
Ça, c’est les personnes à l’extérieur qui en jugeront à la fin. Nous, on croit en nous et on sait qu’on est capables de faire de très belles choses. Notre confiance est toujours présente. Je pense que ce sont des petits détails à régler. A force de travail, à force de repères qu’on va retrouver plus tard aussi sur certaines phases, je reste convaincu qu’on aura les moyens de rivaliser avec nos adversaires, même si on sait très bien que ça sera, ça sera très dur.
Est-ce qu’il n’y a pas trop d’orgueil chez les Toulousains ? A arrêter de jouer parce qu’on se voit déjà gagner ?
Non, je ne pense pas. Parce que si vous regardez les matchs qu’on a eu cette saison à domicile, il y a eu de bon nombre de fois où on était dans cette situation et pour autant, on n’a pas lâché et on n’a jamais perdu. Hormis ce week-end contre Clermont. Donc je ne pense pas que ce soit uniquement ça.
Ce qui est sûr, c’est qu’on a été défectueux sur des ballons de contre-attaque et défensivement, on n’a pas su faire assez. Quand sur les trois secteurs principaux du rugby, on n’est pas parfaitement précis, ou du moins on n’est pas conquérant, c’est dur de l’emporter.
Après Toulon, il restera trois matchs : à La Rochelle, contre Lyon, et au Racing. Il faut les jouer tous à fond ces matchs, ou vous pouvez vous permettre de lever un petit peu le pied parce que vous avez douze points d’avance au classement sur Pau ?
On va essayer d’avoir un maximum de victoires sur les quatre prochains matchs. Déjà, la première des choses, sans parler de confiance ou d’avance, c’est surtout de rester dans les deux premiers et de se qualifier. Parce qu’à l’heure actuelle, Pau et Montpellier, pour ne citer qu’eux, qui sont les plus proches de nous, sont en capacité de de nous rattraper avec notamment Pau qui a trois matchs à domicile. Donc on sait très bien que la tâche est difficile, et on n’y est pas encore. Et après, forcément on voudra se préparer pour la suite de la compétition, si on a la chance d’y être.
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