François Mengin Lecreulx, nouveau directeur de l’ARS Occitanie, évoque ce lundi les priorités de l’agence, notamment la continuité des soins en période de grève et la prévention face aux maladies transmises par le moustique-tigre.
La grève actuelle des laboratoires d’analyse médicale en Occitanie, bien que variable selon les départements, mobilise une part significative de la profession. Le directeur général de l’Agence régionale de santé souligne un déficit d’attractivité et des difficultés de recrutement structurelles qui fragilisent le secteur, auxquelles s’ajoutent des négociations tarifaires nationales avec l’Assurance maladie. Pour garantir la continuité des soins, notamment dans les services d’urgence, l’ARS a procédé à des réquisitions ciblées.
François Mengin Lecreulx (Directeur général de l’ARS Occitanie) : « C’est un problème de recrutement, d’abord, on a une filière qui a du mal aujourd’hui à trouver de la ressource, et donc ce déficit d’attractivité crée des tensions évidemment dans la continuité de fonctionnement et il y a des discussions avec l’assurance maladie sur la tarification de certains actes.«
Vaccination : renforcer la couverture vaccinale auprès des publics vulnérables
À l’occasion de la semaine européenne de la vaccination, du 27 avril au 10 mai, les autorités sanitaires rappellent l’importance du rappel vaccinal, particulièrement pour les seniors et les jeunes adultes. Si la couverture vaccinale progresse globalement, des lacunes persistent, notamment chez les plus de 65 ans. L’ARS mise sur une meilleure information via des outils numériques comme « Vaccin Info Service » et les rappels automatiques intégrés au dossier médical personnel pour atteindre les objectifs de santé publique fixés pour 2030.
« L’objectif de ces événements qui se tiennent chaque année, ces deux semaines, c’est d’essayer de renforcer l’information sur l’importance de la couverture vaccinale, notamment à destination des publics les plus vulnérables. »
« On n’a pas encore atteint tout à fait les objectifs qui sont ceux de 2030, de 80 % de la population vaccinée, mais on a quand même une progression régulière de la couverture vaccinale, notamment chez les plus jeunes pour la vaccination contre les méningites méningocoques et la papillomavirus. «
Moustique-tigre : la période de surveillance renforcée débute
Chaque année les cas dits autochtones progressent, on était passé de 0 cas en 2024 à 89 cas, lié à la présence du moustique tigre dans le sud de la France. L’ARS explique qu’il s’agit de maladies à déclaration obligatoire, ce qui permet d’enclencher très rapidement des opérations de démoustication, tout en insistant sur la sensibilisation du grand public à l’importance d’entretenir les haies et de ne pas laisser des eaux stagnantes.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555


















