L’artiste Damien Aspe est enfermé dans une cellule de 2 m², à la vue de tous, depuis le lundi 27 avril. Le Toulousain veut faire réfléchir sur notre rapport au numérique pendant un mois.
Il va porter une combinaison orange dans sa cellule pendant un mois. L’artiste Damien Aspe a décidé de s’enfermer dans une cage de 2 m², visible depuis la rue, place de la Daurade à Toulouse. Le toulousain veut faire réagir les passants et surtout les faire se questionner sur leur rapport au numérique.
Derrière les barreaux en fer, Damien enfile sa combinaison orange et présente sa cellule, dans laquelle il va vivre jusqu’au 27 mai . L’artiste, en détention provisoire pour cette performance, il vit au rythme des promenades, du parloir et de l’emprisonnement 22 heures sur 24. Dans sa cellule, un ordinateur et un téléphone, « c’est fait exprès car finalement on est tous prisonniers du numérique ça fait réfléchir. » Damien Aspe veut « porter un débat » autour des géants du numérique mais aussi de la frontière de plus en plus fine entre vie privée et vie publique.
« Bon courage à lui, chapeau »
La cage est installée derrière une grande vitre visible depuis la rue, les passants sont intrigués par la scène : « On a cru que c’était un mannequin puis il s’est mis à bouger, ça surprend et ça intrigue. » Marie-Lou aime la réflexion derrière : « On est tous accros à nos téléphones, rien que dans le métro on est addict, c’est pas que les jeunes. C’est bien de le pointer du doigt. » L’artiste va continuer sa performance pendant un mois avant d’organiser son procès fictif, au tribunal judiciaire de Toulouse, face aux géants du numérique, les GAFAM. Damien Aspe prévoit ensuite de monter une exposition avec les photos et vidéos de son incarcération fictive.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555















