En Haute-Garonne, la liste d’union de la droite et du centre pour les sénatoriales de septembre se prépare et pourrait comporter des surprises. À commencer par la présence du maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, mais en position non éligible.
Une élection en chasse une autre et, après le match au sommet des municipales à Toulouse, le rendez-vous des sénatoriales le 27 septembre se prépare dès maintenant. En Haute-Garonne, la droite et le centre partiront unis, contrairement à l’édition 2020 qui avait vu sur la même ligne de départ une liste LR conduite par Alain Chatillon et la liste Majorité présidentielle de Pierre Médevielle.
Cette fois-ci, les formations politiques déjà associées au gouvernement, le « socle commun » qui rassemble LR, Renaissance, Horizons, MoDem…, sont regroupées. Et c’est Pierre Médevielle, le référent départemental du parti d’Edouard Philippe, qui conduira la liste de cinq candidats (et deux suppléants). Le sénateur sortant, Alain Chatillon, élu depuis 2008 et ancien maire de Revel, ne se représentant pas. Brigitte Micouleau, sénatrice sortante, qui n’est plus élue au conseil municipal de Toulouse, devrait occuper la deuxième position.
Aux portes du Sénat
Selon nos informations, le maire de Balma, réélu en mars dès le premier tour, Vincent Terrail-Novès (Renaissance), nommé depuis premier vice-président de la Métropole, pourrait figurer en troisième position. Ce qui, en cas d’élection, devrait l’amener à démissionner de son poste de maire. Sollicité ce lundi matin, Vincent Terrail-Novès n’a pas répondu à notre appel.
L’autre surprise pourrait venir de la présence de Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, réélu en mars, en cinquième position. Une position non éligible. Le scénario d’un départ du Capitole n’est donc pas sur la table. Il s’agirait, selon Jean-Luc Moudenc, qui nous confirme qu’il y réfléchit, « de soutenir (ses) amis candidats ». Le locataire du Capitole avance par ailleurs qu’il a refusé la tête de liste qui lui a été proposée.
« Il est bien sûr totalement exclu que je sois candidat en position éligible », insiste Jean-Luc Moudenc qui ne veut donc pas laisser penser qu’il pourrait quitter son fauteuil de maire et président de la Métropole.
N’empêche, la présence d’un maire sur une liste aux sénatoriales serait une première. Et comme l’intéressé a assuré qu’il ne se représenterait pas aux prochaines municipales, le moindre signe d’un autre avenir politique, qui serait national, est scruté. D’autant plus qu’avec la conquête de plusieurs villes en Haute-Garonne, la droite peut espérer quatre élus. Le cinquième de la liste, Jean-Luc Moudenc si c’est lui, se rapprochant du palais du Luxembourg.
En évoquant la fin de son engagement politique municipal, Jean-Luc Moudenc a en tout cas aussitôt ouvert le chapitre de sa succession, même s’il a pris garde d’assurer que la question ne se posait pas aujourd’hui. Et à ce jour, aucun candidat ne se profile.
L’élection des sénateurs est un scrutin de liste à la proportionnelle à un tour où seuls votent les grands électeurs, c’est-à-dire les élus locaux et les parlementaires. La Haute-Garonne a cinq sièges qui sont aujourd’hui occupés par Alain Chatillon, Brigitte Micouleau, Pierre Médevielle et, pour la gauche, par Claude Raynal et Emilienne Poumirol, deux élus socialistes qui ne se représentent pas.















