Une femme se rendait à son rendez-vous chez le kinésithérapeute lorsqu’elle a aperçu le corps au sol, dans la cour intérieure de l’immeuble. Ce lundi matin, quelques secondes plus tôt, un bruit sourd avait traversé ce bâtiment de la rue d’Auriol, dans le quartier du Busca à Toulouse. « J’ai d’abord cru qu’un sac était tombé », raconte un témoin encore secoué. Puis les regards se sont tournés vers le parking situé à l’arrière du bâtiment. Un jeune homme gisait au pied de l’immeuble.
Vers 10 heures, un employé intérimaire d’une société de nettoyage intervenait sur le toit d’une résidence de trois étages lorsque l’accident s’est produit. Selon les premiers éléments, l’ouvrier, âgé d’une vingtaine d’années, nettoyait la toiture et n’aurait pas été attaché au moment de sa chute.
« Quand les secours l’ont pris en charge, il était très mal en point », raconte une femme présente dans le cabinet de kinésithérapie situé au rez-de-chaussée de l’immeuble.
« On n’a pas pu regagner nos logements… »
Rapidement, les sapeurs-pompiers et les secours ont bouclé une partie de la rue d’Auriol. La victime, retrouvée inconsciente sur le parking intérieur de la résidence, a été transportée au CHU Purpan en déchocage.
Autour de l’immeuble, le quartier du Busca est resté longtemps dans une forme d’incompréhension silencieuse. Dans la rue, deux retraités, habitants de la résidence, discutent encore des événements quelques heures après l’intervention. « On n’a pas pu regagner nos logements pendant un moment. On nous a brièvement expliqué pourquoi, mais on ne savait pas grand-chose », souffle l’un d’eux. Depuis, les résidents ont été autorisés à rentrer chez eux.
Sur un autre chantier voisin, les ouvriers continuent pourtant de travailler dans le vacarme des outils, sans savoir ce qui s’est joué à quelques mètres d’eux. « On n’était même pas au courant », glisse l’un d’eux entre deux allers-retours.
En fin de matinée, les véhicules des secours avaient disparu. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances précises de la chute et d’établir si les règles de sécurité encadrant l’intervention sur le toit avaient bien été respectées.















