Les ambulanciers du CHU de Toulouse ont entamé un mouvement de grève illimité. Ils réclament des primes pour compenser la diversification de leurs tâches. La direction du CHU répond que les grilles salariales et les primes correspondent à la réglementation.
Les ambulanciers du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse ont entamé leur mobilisation ce lundi 11 mai par un piquet de grève matinal. Jusqu’en début d’après-midi, ils ont ralenti la sortie des ambulances de leur parking, à l’hôpital Purpan. « Nous n’avons pas souhaité aller au blocage. Nous recommençons mardi et mercredi puis lundi 18 mai avec peut-être d’autres modalités d’action », prévient Victor Alava du syndicat Sud.
Dans ce mouvement, mené en intersyndicale avec la CGT, les ambulanciers réclament des primes spécifiques comme la NBI (nouvelle bonification indiciaire) « pour répondre aux activités particulières et complexes qu’ils sont amenés à réaliser comme le transport de détenus, de patients avec du matériel médical lourd ou encore de corps jusqu’à la chambre mortuaire ». Selon les grévistes, ce glissement de tâches doit être compensé et leur fiche de poste clarifiée.
Un échange entre les ambulanciers, leurs représentants syndicaux et la direction des ressources humaines a eu lui en amont, le 7 mai dernier.
Des grilles nationales pour les primes
La direction du CHU de Toulouse indique que le salaire des ambulanciers hospitaliers est fixé par des grilles nationales. Elle précise que certaines primes peuvent être attribuées selon des critères définis par la réglementation. C’est le cas de la prime liée aux activités de transport SAMU et SMUR, réservée aux professionnels exerçant directement au sein de ces services. « Des transports peuvent toutefois être demandés par le SAMU. Il s’agit alors de transports non médicalisés. Dans ce cadre, les ambulanciers assurent une mission de transport sanitaire et n’ont pas la responsabilité médicale de l’état du patient », explique-t-elle.
Selon les chiffres de la direction, peu de glissements de tâches
Pour ce qui est du transport de corps de personnes décédées, le CHU de Toulouse annonce que cette activité ne concerne que 3 % de l’activité globale des ambulanciers et que les critères nationaux pour obtenir la prime prévoient que ces missions doivent constituer 100 % de l’activité. L’indemnité de risque, elle, revient aux professionnels exerçant plus de 50 % de leur activité aux urgences. Enfin, toujours selon la direction du CHU de Toulouse, les transports de détenus demeurent très ponctuels et représentant 0,25 % de l’activité globale des ambulanciers, ce qui ne permet pas non plus l’attribution d’une prime spécifique.














