L’arnaque bancaire frappe encore les seniors. Un faux conseiller a dérobé pour 50 000 euros de bijoux à un homme de 77 ans à Toulouse. Un suspect qui aurait joué les coursiers a été interpellé. Mais le butin reste introuvable. L’histoire
Ils sont quand même sympas, ces banquiers ! Et d’une prévenance ! C’est sans doute ce dont s’est félicité in petto un homme de 77 ans après avoir reçu un coup de fil de son conseiller, le 21 avril dernier.
Chaîne en or, gourmette, bagues…
Cordiale sans être alarmiste, ferme sans être incantatoire, la voix dans le combiné trahissait tout de même une certaine urgence à agir. « Le conseiller bancaire a informé son client qu’il avait peut-être été suivi dans la rue et qu’il serait opportun de rassembler ses bijoux pour les mettre au coffre, en lieu sûr », détaille un connaisseur du dossier.
Mieux vaut prévenir que guérir. Surtout, ne bougez pas, on vous envoie un coursier pour les récupérer ! Inquiet, le septuagénaire a préparé ses valeurs. Il les a remises à l’homme qui s’est présenté quelques minutes plus tard à sa porte. Bracelets, bagues, gourmette, chaînes en or (qui brillent). Ils seraient davantage à l’abri à la banque que dans ses tiroirs.
50 000 euros de préjudice
Mais voilà, le conseiller bancaire avait largement usurpé son titre et le coursier avait été recruté par le malfrat sur Telegram contre un petit billet. La victime a nourri un doute tardif et alerté la police après avoir compris s’être fait pigeonner. Préjudice estimé : 50 000 euros. Pas si sympas que ça, ces « banquiers » !
Après une rapide enquête, les forces de l’ordre ont identifié le coursier présumé. Cueilli aux aurores, jeudi matin, à son domicile, quartier Matabiau, il a été placé en garde à vue prolongée pour ce vol par ruse.
Un suspect de 21 ans
Âgé de 21 ans, défendu par Me Éric Mouton, et « déjà connu des services » pour divers dossiers de droit commun (conduite sans permis, recel, détention de contrefaçons…), il est demeuré relativement mutique lors de ses auditions.
Les bijoux n’ont pas été retrouvés lors de la perquisition de son appartement. On ignore pour l’heure les suites judiciaires que le parquet donnera à cette affaire. Une arnaque récurrente – sous des formes diverses – dont les personnes âgées sont souvent les premières victimes.













