Un élève ingénieur de 24 ans a tragiquement perdu la vie dimanche, au petit matin, à Toulouse, après avoir grimpé sur un pylône électrique. L’autopsie pratiquée à l’IML Purpan livre les dessous de ce tragique et mortel accident.
Comment une soirée festive entre amis peut-elle se terminer de manière aussi tragique ? Confrontés au pire, les secours se posent cette même question à chaque accident mortel de la circulation, au petit matin, en sortie de boîte. Alcool, stupéfiants, fatigue, vitesse… Les facteurs aggravants ne manquent pas.
Il grimpe sur un pylône électrique
Mais l’accident survenu dimanche matin, vers 6 h 30, au pied de l’avenue Camille-Pujol, à Toulouse, et qui endeuille toute une famille, dénote par son caractère dramatique et brutal. La victime, un étudiant en école d’ingénieur à Bordeaux âgé de 24 ans, rentrait se reposer après une soirée festive en centre-ville, lorsqu’il a subitement décidé d’escalader un pylône électrique.
Sous les yeux d’un camarade, il a malheureusement chuté d’une dizaine de mètres de hauteur sur la voie ferrée située en contrebas de la chaussée. En dépit de l’intervention des secours, la victime a été déclarée morte sur place par le médecin du Samu. Sa dépouille vient d’être remise à sa famille, après l’autopsie diligentée par le parquet de Toulouse auprès de l’IML Purpan.
Multiples lésions dues à la chute
Les résultats l’examen précisent les conditions de l’accident. Selon nos informations, les brûlures constatées sur le corps de la victime seraient compatibles avec une électrocution. Ce qui tend à confirmer le témoignage d’un de ses amis qui dit avoir perçu un arc électrique se former lorsque l’élève ingénieur a grimpé sur le pylône. Mais cette électrocution ne l’aurait en revanche pas tué.
Le légiste qui a examiné le corps assure que le décès est dû aux conséquences de sa lourde chute d’une dizaine de mètres de haut. Électrisé puis projeté en contrebas, avec des lésions traumatiques irréversibles.
Trafic ferroviaire interrompu deux heures
Le corps sans vie du jeune homme reposait le long de la voie ferrée lorsque pompiers et Samu sont intervenus, dimanche, vers 6 h 30. Le trafic ferroviaire avait d’ailleurs dû être interrompu pendant près de deux heures pour permettre aux secours, puis aux forces de l’ordre, d’accomplir leur mission.
« À Toulouse, ce genre d’accident impliquant des chutes depuis des points hauts survient en général depuis les berges surélevées de la Garonne. Des personnes alcoolisées tombent dans le vide après avoir grimpé sur le parapet. Cette chute depuis un pylône est rarissime », soupire un enquêteur. On ignore à ce stade le résultat des analyses toxicologiques.













