Régulièrement confondu avec le célèbre acteur, le coiffeur toulousain Yoan-Louis Sudres s’en amuse, autant que ses proches et clients. Et imaginerait bien voir un jour Pierre Niney franchir la porte de son salon… pour une petite coupe ?
Connu pour son côté loufoque et son potentiel comique, Pierre Niney aurait-il monté une immense supercherie en se faisant passer pour un coiffeur à Toulouse (Haute-Garonne) ? C’est ce que l’on pourrait croire en passant la porte du salon Tia Gigi, rue de la Colombette, entre le quartier Matabiau et Les Chalets, tant la ressemblance entre Yoan-Louis Sudres et l’acteur du « Comte de Monte-Cristo » est frappante.
« On me l’a d’abord fait remarquer en famille, il y a une dizaine d’années. Je n’avais pas percuté. Et puis à force de l’entendre d’amis, de gens dans la rue, dans les bars, je me suis fait une raison », assure ce jeune homme brun de 34 ans, à la silhouette élancée, qui fait beaucoup parler de lui depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Ses derniers « Reels » ont généré plus de 1,2 million de vues et l’emballement médiatique a fait le reste. « Certains clients, que je coiffe depuis dix ans, sont morts de rire. Ils m’envoient tout ce qu’ils voient sur moi dans les différents médias. C’est un bon public. »

Coiffeur depuis plus de treize ans, il s’amuse d’être le sosie d’un acteur très apprécié, mais essaye de ne pas trop en jouer. L’an dernier, une des vidéos pédagogiques qu’il poste régulièrement pour valoriser son métier avait fait un petit buzz, avec des propositions de noms pour le salon comme « Pierre Nin’Hair » ou « Le Comte de Monte Ciseaux ». Certains followers restent depuis persuadés qu’il s’agit bien de Pierre Niney. « Des gens me disent : On a reconnu ta voix, C’est sûr que c’est toi, On les a jamais vus ensemble », s’étonne toujours Yoan-Louis, qui sourit à l’idée d’accueillir un jour l’acteur dans le salon pour mettre fin au mythe.
Pour autant, loin des plateaux de tournage, le jeune homme s’épanouit ciseaux en main. Un métier passion qu’il a choisi au lycée et auquel il souhaite redonner ses lettres de noblesse. « C’est un métier physique qui allie savoir-faire et artisanat. Et dans artisanat, il y a art », explique Yoan-Louis, qui est aussi formateur pour une marque italienne de produit de coloration. Titulaire d’un CAP et d’un brevet professionnel obtenus après le bac, il a commencé à travailler chez lui, à Montpellier, avant de monter à Paris. Une ville « trop intense », qui le pousse à redescendre dans le Sud où il opte pour Toulouse.
D’abord salarié, Yoan-Louis est depuis 2020 auto-entrepreneur et a rejoint l’équipe de Tia Gigi à l’automne 2023, quelque temps après l’ouverture de ce salon qui se veut inclusif. « On travaille différentes textures de cheveux, on pratique des tarifs non genrés et on aménage des plages sans bruit pour les personnes avec des troubles du spectre autistique », développe le jeune homme, très sensible à cet aspect. Et ce, d’autant plus que sa relative notoriété a engendré des commentaires beaucoup moins agréables. « J’ai reçu des insultes sur mon physique, homophobes et même antisémites », regrette Yoan-Louis, qui passe beaucoup de temps à signaler et à supprimer ces messages.













