EXCLUSIF. Un go-fast transportant près de 800 kg de drogue a été intercepté par les douanes, dans la nuit de jeudi à vendredi, près du périphérique de Toulouse. Poursuivi, le conducteur a abandonné son véhicule avant de parvenir à s’enfuir à pied en abandonnant la marchandise. L’affaire sur cette saisie record a été confiée à l’Office anti-stupéfiants.
A-t-il senti ou perçu qu’il était suivi ? Quoi qu’il en soit, le conducteur de ce SUV allemand de forte cylindrée savait qu’avec ce qui tapissait son coffre et son habitacle, il serait difficile de faire avaler à ses poursuivants qu’il remontait de la cueillette des amandes à Malaga (Espagne).
Valeur marchande au détail : près de 6 millions d’euros
Selon nos informations, alors qu’il circulait jeudi soir sur le périphérique est de Toulouse, l’automobiliste a brusquement bifurqué en direction de la zone de Sesquières. Il a alors giclé de l’habitacle, avant de profiter de l’obscurité pour se faire la malle à grandes enjambées. Les douaniers de Frouzins (Haute-Garonne) qui le talonnaient ne sont pas parvenus à lui mettre la main dessus.
En revanche, le chargement de ce go-fast, lui, était bien intact. Et la saisie tutoie des records. Près de 800 kilos de cannabis, conditionnés en ballots – les fameuses « valises marocaines » – ont été confisqués et immédiatement stockés en lieu sûr. Au prix de revente dans les rues de Toulouse, la valeur marchande de ce chargement avoisine les 6 millions d’euros.
L’affaire confiée à l’Office anti-stupéfiants
« A priori, l’homme était seul à bord de cette voiture maquillée », confie un connaisseur du dossier. « En général, avec de telles quantités, on peut imaginer qu’il y avait aussi une voiture ouvreuse, mais cela reste à définir », relève un autre.
Initialement dévolue aux douanes, l’affaire a finalement été confiée à l’OFAST (Office anti-stupéfiants) de Toulouse. On imagine que la voiture remontait d’Espagne via la Ville rose après avoir franchi les Pyrénées. Mais quelle était sa destination finale ?
La drogue était-elle destinée au marché local ? À une autre métropole ? Qui était l’homme au volant ? Autant de questions auxquelles les enquêteurs s’efforceront de répondre dans les prochaines semaines.











