À Toulouse, le pont Saint-Pierre est réservé aux piétons et cyclistes jusqu’en septembre. L’artiste Flora Moscovici y réalise actuellement une fresque abstraite monumentale de 2.500 mètres carrés, inspirée par l’histoire de la ville.
C’est désormais une habitude, chaque été depuis cinq ans. Les voitures disparaissent du pont Saint-Pierre, à Toulouse, pour laisser place exclusivement aux piétons et aux cyclistes. Un dispositif qui dure quatre mois, du 1er juin à fin septembre.
Un boulevard pour les mobilités douces, mais aussi pour l’art. Car comme l’année dernière avec Valentine Gadeau, un artiste investit le tablier du pont pour réaliser une immense fresque. En 2026, c’est Flora Moscovici qui tient le pistolet à peinture, avec son projet « D’argile et de calcaire ». Elle va colorer les 2.500 mètres carrés du pont, entre les deux rives de la Garonne.
« C’est une œuvre abstraite, de couleurs mais qui fait référence en fait à des paysages, à des choses concrètes qui sont bien présentes comme la brique ou encore le pastel » explique l’artiste, qui a déjà oeuvré en décembre dernier pour la réouverture du Musée des Augustins. Avec « Des briques et des pastèques », elle avait travaillé directement sur les murs du hall.
Le début du travail a débuté ce lundi 1er juin, avec une sous-couche blanche peinte par les employés municipaux, sous le regard intrigué des passants, plutôt conquis. « Une jolie fresque c’est quand même mieux que juste du goudron moche », s’amuse Julie, une Toulousaine.
Pour cette oeuvre éphémère, Flora Moscovici utilise une peinture minérale écologique. Elle travaille en collaboration avec les peintres en bâtiment de la ville, quitte à leur déléguer certaines parties du projet.
Le chantier devrait durer environ 15 jours, et les premières couleurs seront visibles dès cette semaine. En complément de la fresque, du mobilier urbain (ombrières, sièges, tables de pique-nique) sera installé sur le pont, comme chaque été.
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