À Saint-Maximin, dans le Gard, la fête votive prévue les 19, 20 et 21 juin n’aura finalement pas lieu. Après plusieurs semaines de désaccords entre le comité des fêtes et la mairie, le dialogue a repris, mais trop tard pour sauver l’événement.
Les habitants de Saint-Maximin n’auront pas de fête votive cette année. Le comité des fêtes a annoncé l’annulation de l’édition 2026, qui devait se tenir les 19, 20 et 21 juin dans cette commune de 800 habitants située à une vingtaine de kilomètres au Nord de Nîmes.
Le comité avait l’ambition de faire évoluer l’événement en le recentrant dans le cœur du village. « Ce projet n’a malheureusement reçu ni le soutien ni l’accompagnement nécessaires de la municipalité », déplorent les bénévoles dans un communiqué publié le 31 mai.
Ils avaient donc choisi de maintenir le rendez-vous sur son site habituel, au hangar des Vergers. Mais il n’y aura finalement pas de fête.
Deux versions d’un même conflit
L’association explique ne plus être en mesure d’organiser les festivités. Elle évoque notamment un « manque de confiance » de la part de la municipalité et des « contraintes imposées » qui empêcheraient une préparation sereine de ce rendez-vous.
« Après beaucoup d’investissement, de temps, d’énergie et de motivation, nous sommes profondément déçus de ne pas pouvoir faire vivre cette fête votive », écrit le comité, qui souligne être composé de jeunes bénévoles souhaitant faire perdurer les traditions locales.
La municipalité, en place depuis les dernières élections, a réagi par communiqué. Elle explique avoir engagé une démarche de « clarification » après avoir constaté que plusieurs associations ne disposaient pas de dossiers administratifs et financiers complets.
Selon la mairie, cette évolution visait à garantir la conformité réglementaire, la transparence dans l’utilisation des fonds publics et l’égalité de traitement entre les associations. Une réunion organisée le 21 mai a d’ailleurs débouché sur la mise en place d’une charte des associations.
Une nouvelle réunion, mais pas de retour en arrière
L’affaire, repérée par nos confrères de “Midi Libre”, a pris de l’ampleur ces derniers jours. La municipalité regarde d’ailleurs le « battage médiatique » autour de cette situation et dénonce des tentatives de « récupération ».
Une rencontre entre des élus et des membres du comité s’est tenue le 1ᵉʳ juin afin de renouer le dialogue. Malgré tout, la fête votive reste annulée.















