Alors que des milliers de lycéens découvrent leurs réponses Parcoursup, une bonne nouvelle émerge sur le front du logement étudiant. À Toulouse comme à Montpellier, les loyers continuent de progresser, mais la tension locative recule enfin après plusieurs années de forte pression.
Trouver un logement étudiant restera un défi à la rentrée 2026, mais la situation semble légèrement s’améliorer en Occitanie. Selon une étude réalisée par LocService.fr à partir de près de 6 300 offres et demandes de location enregistrées dans la région au cours des douze derniers mois, la pression qui pèse sur le marché étudiant recule pour la première fois depuis plusieurs années dans la plupart des villes universitaires occitanes. Une évolution qui intervient alors que la phase d’admission de Parcoursup bat son plein et que de nombreux futurs étudiants commencent déjà leurs recherches.
Toulouse et Montpellier concentrent l’essentiel de la demande
Sans surprise, Toulouse et Montpellier restent les deux principales destinations étudiantes d’Occitanie. À elles seules, les deux métropoles représentent plus de 80 % des recherches de logements étudiants recensées par la plateforme LocService.fr.
Cette attractivité ne faiblit pas. Chaque année, des milliers d’étudiants venus de toute la région mais aussi du reste de la France choisissent l’une de ces deux villes pour poursuivre leurs études. Résultat : la demande reste très forte, même si elle apparaît désormais un peu moins tendue qu’au cours des années précédentes.
Les loyers continuent de grimper
Cette amélioration ne signifie toutefois pas que se loger coûte moins cher. Les loyers poursuivent leur hausse dans la plupart des grandes villes universitaires de la région. À Toulouse, le loyer moyen d’un studio étudiant atteint désormais près de 560 euros charges comprises. La hausse est particulièrement marquée puisqu’elle atteint environ 7 % sur un an.
Montpellier reste à un niveau comparable, avec un loyer moyen légèrement inférieur, autour de 550 euros. L’augmentation y est cependant plus modérée, notamment en raison de l’encadrement des loyers mis en place dans la métropole héraultaise. Pour les étudiants, le budget logement demeure de loin le principal poste de dépense. Selon l’étude, le budget moyen consacré au logement en Occitanie s’élève à 633 euros par mois, un niveau proche de la moyenne observée dans les autres grandes villes de province.
Le studio reste le logement préféré
Face à ces prix, les habitudes évoluent peu. Près de deux étudiants sur trois recherchent toujours un studio ou un T1. Ce type de logement représente 65 % des demandes enregistrées.
Les appartements T2 arrivent loin derrière avec 21 % des recherches. Ils séduisent principalement les étudiants en couple ou ceux qui disposent d’un budget plus confortable. La location meublée continue également de gagner du terrain. Près d’un étudiant sur deux souhaite désormais intégrer directement un logement équipé afin d’éviter les frais liés à l’achat de mobilier.
Une tension qui recule enfin
C’est l’enseignement principal de cette étude. Malgré la hausse des loyers, le rapport entre l’offre et la demande s’améliore légèrement dans presque toutes les villes étudiées. Montpellier demeure le marché le plus tendu d’Occitanie. La ville figure même parmi les plus difficiles de France pour trouver un logement étudiant.
Toulouse reste également sous forte pression mais apparaît aujourd’hui un peu moins tendue que sa voisine héraultaise. À l’inverse, certaines villes comme Perpignan, Nîmes ou Tarbes offrent davantage d’opportunités aux étudiants, avec un choix de logements plus important. Pour les spécialistes du secteur, cette légère détente marque une rupture avec la tendance observée ces dernières années, où la tension ne cessait d’augmenter.
Les parents restent les principaux garants
Autre enseignement de l’étude : la famille demeure au cœur de l’accès au logement étudiant. Dans 83 % des cas, ce sont les parents ou les proches qui se portent garants auprès des propriétaires.
Le dispositif Visale, proposé par Action Logement, continue néanmoins de progresser. Il est désormais utilisé par environ 11 % des étudiants. Cette garantie gratuite permet souvent de rassurer les bailleurs et facilite l’accès au logement pour les jeunes qui ne disposent pas de caution familiale.
Anticiper avant les résultats de Parcoursup reste la meilleure stratégie
Si les indicateurs sont un peu plus favorables qu’auparavant, les spécialistes invitent néanmoins les futurs étudiants à ne pas attendre les résultats définitifs de Parcoursup pour entamer leurs recherches. À Toulouse comme à Montpellier, les logements les mieux situés et les plus abordables partent toujours très vite.
Préparer son dossier à l’avance, réunir les justificatifs nécessaires et multiplier les démarches restent les meilleurs moyens d’éviter les mauvaises surprises à l’approche de la rentrée universitaire. Car même si le marché semble enfin respirer un peu, trouver le logement idéal dans les deux plus grandes villes étudiantes d’Occitanie reste une véritable course contre la montre.








