La Région Occitanie veut mieux accompagner les agentes touchées par l’endométriose, la ménopause ou d’autres pathologies hormonales. Mais la collectivité ne peut pas créer un congé hormonal et demande au gouvernement de faire évoluer la loi.
Les élus de la Région Occitanie ont adopté, le 4 juin, un vœu visant à mieux prendre en compte les pathologies hormonales féminines dans le monde du travail. Le texte a été approuvé de manière transpartisane. Seuls les élus du Rassemblement national ont voté contre.
L’objectif est d’améliorer les conditions de travail des agentes confrontées à l’endométriose, aux dysménorrhées, à la péri-ménopause ou à la ménopause. La collectivité souhaite aussi obtenir une évolution de la loi afin de pouvoir créer un dispositif d’absence spécifique.
Un congé hormonal aujourd’hui impossible
La collectivité est cependant bloquée par la réglementation nationale.
- « Les collectivités locales ne disposent pas des compétences nécessaires pour instaurer par délibération un nouveau congé spécifique ou créer un nouveau régime d’autorisation spéciale d’absence lié aux problématiques des maladies hormonales féminines », déplore le texte voté par les conseillers régionaux.
- « La situation actuelle incite, oblige presque, certaines agentes à se rendre au travail malgré leur état de santé, créant des situations d’inégalité et des difficultés supplémentaires dans leur parcours professionnel », souligne également le vœu.
Des mesures immédiates pour les agentes
Pour contourner cette impossibilité, l’administration régionale met en place un plan d’action interne. Pour les agentes administratives, le recours ponctuel au télétravail sera facilité sur prescription du médecin du travail. Une enquête interne sera également lancée afin de mieux identifier les besoins.
Sur le terrain, notamment dans les lycées, des groupes de travail vont être organisés. L’objectif est d’adapter progressivement les équipements et l’ergonomie des infrastructures aux besoins spécifiques des travailleuses.
Un plaidoyer auprès du gouvernement
- « Trop de femmes voient encore leur vie professionnelle compliquée par des problématiques de santé insuffisamment reconnues. Nous refusons cette injustice qui entraîne des inégalités professionnelles entre les hommes et les femmes », déclare Carole Delga, présidente socialiste de la Région Occitanie.
- Elle entend porter ce dossier au niveau national. L’élue a présenté lundi 8 juin un plaidoyer à la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, pour autoriser légalement les collectivités à créer une autorisation spéciale d’absence sur prescription médicale.




















