La transition vers l’inox transforme la restauration collective à Toulouse. En supprimant 90 tonnes de plastique par an, la Ville rose répond aux exigences légales. Elle a modernisé sa cuisine centrale et ses cantines scolaires pour pouvoir intégrer ce matériel réutilisable, déployé partout au cours de l’année pour un montant de 4 millions d’euros.
Le plastique est de plus en plus banni des assiettes des enfants dans les cantines pour éviter aux enfants d’ingérer des microplastiques ou des polluants lorsque les bacs sont réchauffés. Pas plus tard que la semaine dernière, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi qui durcit la réglementation sur l’interdiction de la vaisselle en plastique, notamment les assiettes, gobelets, récipients et couverts en plastique. À Toulouse, depuis près d’un an, seuls les plateaux utilisés par les enfants sont dans cette matière. Les couteaux et fourchettes sont en acier inoxydable, tout comme les barquettes qui contiennent les mets concoctés tous les jours au sein de la cuisine centrale.

90 tonnes de plastique économisées
« Cela a permis de supprimer chaque année 90 tonnes de plastique et rentre dans le cadre de ce que nous voulons mettre en place : une alimentation saine et durable, tout en participant à la transition écologique », insiste Guillaume Duval, le nouveau conseiller municipal à la cuisine centrale de la Ville rose, qui fournit chaque jour au moins 34 500 repas livrés aux écoles, restaurants seniors et au restaurant social.
Toulouse est l’une des premières métropoles françaises à avoir concrétisé le passage à l’inox en juillet dernier, en mettant fin aux barquettes en polypropylène. « La sortie du plastique, que nous avons baptisée projet Revox, a été lancée en janvier 2022, nous avions l’obligation réglementaire de passer au tout inox en janvier 2025. Il a bien fallu bien trois ans pour mener ce changement à son terme et le rendre opérationnel. L’option verre a été envisagée, puis écartée en raison de la casse, de la lourdeur, des risques mais aussi parce que les industriels ne trouvaient pas de solution », rapporte Sandra Estrade, la directrice de la cuisine centrale de la ville de Toulouse, qui a dû investir plus de 4 millions d’euros pour mettre en place un nouveau système pour nettoyer ce matériel.
Du matériel pour assister les agents
« On est passé d’une barquette en plastique qui pesait 45 grammes à un contenant avec couvercle en inox qui fait à peu près 700 grammes. Ces bacs, ils passent dans les mains des agents toute la journée. Nous conditionnons entre 5 000 et 9 000 barquettes par jour », poursuit cette responsable.

Trois années de réflexion et de tests ont été nécessaires aux équipes municipales pour sélectionner des bacs adaptés, dotés de couvercles simples mais spécifiques, car ils peuvent se désemboîter facilement. Un système d’abord validé dans les centres de loisirs et les structures pour seniors durant l’été 2025. Le déploiement s’est ensuite généralisé à la rentrée de septembre 2025 à l’ensemble des écoles de la commune. En plus des barquettes, il a fallu acheter des robots, mais aussi des potences pour aider les agents de la cuisine, mais aussi des cantines, à la manutention.
Au-delà du contenant, la mairie ambitionne aussi d’améliorer le contenu des assiettes. L’an dernier, pour réaliser les repas, 58,70 % de produits de qualité ont été utilisés, dont 32,10 % issus de l’agriculture biologique.












