Le tribunal de commerce de Toulouse a reporté sa décision sur l’avenir de Fibre Excellence au 6 juillet, à la suite de l’arrivée d’un nouvel investisseur. Carole Delga appelle désormais l’État à s’engager davantage pour consolider une solution de reprise.
Enfin un peu désespoir pour Fibre Excellence ? La décision du tribunal de commerce de Toulouse sur l’avenir de l’usine de pâte à papier, attendue ce mercredi 17 juin, a été reportée au 6 juillet. La raison : l’arrivée d’un nouvel investisseur candidat à la reprise du groupe qui a, pour rappel, été placé en redressement judiciaire, fin avril. Ce sursis n’était pourtant pas gagné d’avance à en croire Carole Delga.
« Il y a une semaine, lorsque j’ai vu certaines prises de position qui actaient quasiment la disparition de Fibre Excellence, je me suis dit que le gouvernement nous lâchait », confie la présidente de la Région Occitanie dans un communiqué de presse. Elle s’est alors mobilisée avec Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, « pour construire une solution industrielle pérenne » afin de sauver l’entreprise, dont l’une des usines est située à Saint-Gaudens. « Nous avons décidé de remuer ciel et terre et de partir à la recherche d’investisseurs privés », fait-elle savoir.
Un « travail acharné » pour sauver Fibre Excellence qui porte ses fruits
La présidente de la Région ajoute : « Nous l’avons fait parce que nous refusons la fatalité. Nous savons qu’il existe un marché pour la pâte à papier, que la France a besoin de cette production et que Fibre Excellence représente près de 80% de la production française. Nous savons aussi qu’il y a ici des salariés compétents, un savoir-faire industriel et un avenir possible ». Un « travail acharné qui porte ses fruits » aujourd’hui.
Carole Delga fait donc référence à la « nouvelle perspective de reprise portée par un investisseur privé de premier plan, Matthieu Pigasse ». « Les trois semaines accordées par le tribunal doivent maintenant permettre de consolider un projet industriel, financier et de gouvernance crédible. Nous sommes tous au travail pour », assure-t-elle avant de demander « à l’État de réunir sans délai une table ronde avec l’ensemble des parties prenantes, mais aussi de s’engager fortement à leurs côtés sur le plan financier ».









