Trois courroies défectueuses ont transformé le quotidien de la résidence « Closerie-Garonne », dans le quartier toulousain des Sept-Deniers, en enfer. Les résidents, dont de nombreuses personnes âgées, doivent monter à pied les cinq étages de leur immeuble d’une quarantaine de logements à cause de la panne de l’ascenseur. Ce qui est devenu un calvaire avec la canicule…
Trop, c’est trop ! Avec la canicule qui s’est abattue sur Toulouse ces derniers jours, les habitants de la résidence « Closerie-Garonne », dans le quartier des Sept-Deniers, ont l’impression d’être victimes d’une double punition. Déjà condamnés à grimper les cinq étages de leur immeuble à pied depuis de longues semaines, ils doivent en prime porter leurs courses dans une chaleur suffocante.

« C’est infernal, témoigne une membre du conseil syndical de la copropriété, voilà deux mois que notre ascenseur est tombé en panne et on n’a toujours pas de solution. Tout ça pour trois courroies défectueuses qui doivent être changées. » Car si le diagnostic est connu, les réparations, elles, se font attendre. « Il y a d’abord eu un litige avec l’ascensoriste Otis qui gère nos installations, explique la résidente, puisque la société considérait que la facture était à notre charge. Heureusement, après relecture de notre contrat, notre syndic a contesté cette interprétation et les frais de réparation, près de 4 000 euros, reviennent bien finalement à Otis. »
Des personnes âgées en souffrance
Quoi qu’il en soit, les jours passent et rien n’avance. « Chaque fois que nous appelons la Otis Line, on nous dit qu’il n’y a pas de date d’intervention prévue, alors qu’au syndic, on répond que l’ascensoriste attend toujours les pièces de son fournisseur », peste la résidente. Qui dit faux, qui dit vrai ? « Nous ne savons pas si Otis donne les bonnes raisons ou s’ils font traîner les réparations parce qu’elles sont à leur charge »…Il y a pourtant urgence. La situation est devenue intenable pour les habitants de l’immeuble qui galèrent un peu plus chaque jour. « Nous avons des personnes âgées qui ont des difficultés à descendre les escaliers. Ils ne peuvent que s’en remettre à la solidarité des voisins, poursuit la copropriétaire. Avec cette chaleur, ils sont quasiment condamnés à rester coincés dans leurs appartements. Nous avons même vu arriver de nouveaux voisins qui ont été contraints d’emménager au quatrième étage en montant toutes leurs affaires à la main »… Assurément pas la meilleure entrée en matière dans leur nouvel univers.
Le service après-vente laisse à désirer
Le plus inquiétant dans l’histoire est l’apparente indifférence de l’ascensoriste. « On sait que c’est un métier en tension et que c’est difficile de répondre à toutes les demandes, mais quand même, tout ceci commence à faire très long. » D’autant que la communication avec Otis n’est pas simple. Le numéro de téléphone de l’antenne toulousaine, pourtant affiché encore sur Internet, sonne dans le vide. Pour cause, la ligne a été interrompue et son siège fermé l’an dernier.
Reste donc la hotline en mode 08, pour tenter de joindre la société, comme nous avons essayé de le faire. Une certitude, le service après-vente laisse à désirer. « On espère qu’ils vont finir par prendre conscience de ce que nous endurons », plaident les résidents. Il en va du confort de vie d’une centaine de personnes… en pleine canicule.











