Cela fait un peu plus d’un an que le plancher d’une maison du quartier Bonnefoy à Toulouse s’est effondré, en juin 2025. Les sinistrés se demandent quand ils pourront rentrer chez eux. En attendant, une étude des sols vient tout juste de commencer pour faire la lumière sur le sinistre.
Un an que le plancher d’une maison rue Louis Massé, située quartier Bonnefoy, à Toulouse, s’est effondré le 20 juin 2025. Pour les 24 sinistrés de la rue qui ont dû être relogés, le temps commence à être long. Ils sont toujours sans logement fixe. « J’ai été relogé pendant huit mois, ce qui veut dire que tous les mois, j’étais obligé de déménager (…). Aujourd’hui, j’en suis à mon septième déménagement. J’en ai marre », se lamente Éric, membre du collectif « Les Fêlés du Faubourg ».
Le chantier de la future ligne C du métro toulousain est pointé du doigt. Afin d’établir les responsabilités dans ce sinistre, une étude des sols débute.
« Des erreurs, il y en a eu à la pelle », critique Éric. « Au bout d’un an, on est obligé d’attendre la fin de l’enquête et des relevés pour retourner chez nous et réclamer de l’argent pour notre expulsion. La résolution amiable, il y en a pour des années. » Justement, retrouver son logis après tant de temps, pas sûr que ce soit un moment agréable pour Rodolphe Arthaud, lui aussi membre du collectif « Les Fêlés du Faubourg » :« Pour beaucoup d’entre nous il y a un an, notre désastre était de partir et là, on a peur de devoir y rentrer. »
« On ne sait pas si on peut avoir confiance en nos maisons »
Et cela malgré le manque de confort : « Moi qui étais heureux dans ma maison, avec mon chat, mon jardin. Tout ça, je ne sais pas si je veux y retourner parce qu’on ne sait pas si on peut avoir confiance en nos maisons, en les sols », ajoute celui qui vivait au 8 rue Massé avec sa femme.
Rodolphe ne veut de toute façon pas trop se projeter car » il n’y a aucune négociation entamée« . « On n’a pas le début d’une discussion avec qui que ce soit sur si la maison est détruite, combien on nous la reprendrait. Ou si elle est réparable, quels sont les engagements pris. On ne sait rien », conclut-il, amère.
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