Deux hommes de 31 et 32 ans, connus des services de police, ont été blessés par arme à feu rue du Lot, dans le quartier de Bagatelle, à Toulouse. Le pronostic vital du plus grièvement atteint n’est pas engagé. Une autre série de tirs, sans blessé, a également retenti chemin de Lestang, dans le quartier de Bellefontaine.
Il arrive seul, sur une trottinette électrique, une arme de poing à la main. Rue du Lot, dans le quartier de Bagatelle, à Toulouse, la scène ne dure que quelques secondes. Des coups de feu éclatent. Deux hommes sont touchés avant que le tireur ne prenne la fuite. Minuit va bientôt sonner.
Le plus sérieusement blessé, un Algérien de 31 ans, est atteint aux jambes. Pris en charge par les secours, il est transporté à l’hôpital sans que son pronostic vital soit engagé. L’homme de 32 ans qui se trouve à ses côtés est beaucoup plus légèrement touché. Il aurait été effleuré par le ricochet d’un projectile et a pu être soigné sur place.
Les deux hommes sont connus des services de police. Leur profil retient d’autant plus l’attention des enquêteurs qu’ils sont également connus pour leur présence autour d’un autre point de vente de stupéfiants. « Là-bas, à cette heure-là, ceux que l’on trouve sont généralement des vendeurs ou des guetteurs », confie une source proche de l’enquête.
« Un point de deal a changé de main »
L’hypothèse d’un règlement de comptes est naturellement examinée. Elle reste toutefois à confirmer. Un élément alimente particulièrement les investigations. « Un point de deal a changé de main », confie un enquêteur. Dans l’économie clandestine des stupéfiants, ces changements de contrôle provoquent des tensions immédiates.
Les policiers doivent désormais déterminer si les deux victimes étaient précisément visées, comprendre les raisons de cette attaque et identifier l’auteur des tirs. L’enquête a été confiée aux spécialistes de la criminalité organisée.
Quelques heures plus tard, les armes ont à nouveau parlé. Chemin de Lestang, dans la cité de Bellefontaine, des coups de feu ont retenti vers 5 h 20. Cette fois, les détonations auraient été tirées en rafale. Sur place, les policiers ont retrouvé une quinzaine de douilles de gros calibre.
Selon les premiers éléments recueillis, un homme à pied aurait ouvert le feu en direction d’un individu qui se trouvait sur un scooter. Malgré le nombre de tirs, aucun blessé n’a été retrouvé. Un homme s’est néanmoins présenté aux policiers peu après en affirmant avoir été la cible de cette attaque. Il aurait toutefois livré peu d’éléments supplémentaires sur les circonstances.
Des munitions passées au crible
À ce stade, aucun lien formel n’est établi entre cette scène et l’attaque de la rue du Lot. Les enquêteurs se gardent également de rattacher automatiquement ces tirs aux autres épisodes de violence armée recensés récemment dans le Mirail.
Les expertises balistiques pourraient cependant permettre d’y voir plus clair. Les douilles récupérées chemin de Lestang doivent être analysées et comparées aux munitions saisies sur d’autres scènes. Le calibre, les marques laissées sur les étuis ou encore les caractéristiques de l’arme utilisée peuvent permettre d’établir des rapprochements.












