À quelques jours de la décision du tribunal de commerce sur l’avenir de Fibre Excellence, la CGT appelle le gouvernement à intervenir sans attendre. Estimant que les conditions fixées par l’État sont désormais réunies avec l’arrivée d’un nouvel investisseur, le syndicat réclame des garanties et des aides urgentes pour éviter la liquidation de l’usine.
Comme la présidente de la Région Occitanie, la CGT appelle l’Etat à agir pour Fibre Excellence. Pour rappel, le tribunal de commerce de Toulouse a reporté sa décision sur l’avenir de l’usine de pâte à papier, placée en redressement judiciaire, au 6 juillet. Et ce, à la suite de l’arrivée d’un nouvel investisseur ; Mathieu Pigasse. « Un véritable projet industriel et un plan de financement sont aujourd’hui sur la table, qui ont été présentés ce jour lors d’une table-ronde organisée par le ministère de l’Industrie », indique le syndicat dans un communiqué en date du mercredi 1er juillet.
Le matin même, Sébastien Martin avait « demandé par voie médiatique à connaître le projet travaillé par Mathieu Pigasse ». « C’est chose faite avec la réunion organisée ce jour, qui en suit plusieurs tenues avec le Comité Interministériel de Restructuration Industrielle », souligne la CGT qui rappelle que « le gouvernement avait fait de l’apport de financement privés et de l’existence d’un projet industriel la condition de son engagement pour sauver Fibre Excellence ».
« Donner toutes les garanties et aides nécessaires » pour Fibre Excellence
Ainsi, pour lui, « les conditions posées par l’Etat étant remplies, le gouvernement doit donner toutes les garanties et aides nécessaires pour assurer une décision positive du tribunal de commerce. Pour cela, il dispose encore de leviers : tarifs de l’électricité, quotas carbone, régulation du marché du bois, aides directes ». Mais il doit le faire rapidement, alerte le syndicat : « Il lui reste moins de 24 heures pour empêcher la liquidation, considérant les délais de dépôt du dossier de reprise au tribunal de commerce, avant l’audience du lundi 6 juillet ».
« S’il n’agissait pas immédiatement, l’Etat porterait la responsabilité d’un échec », considère la CGT qui « avec les salariés, jugera sur pièces ». « Déterminée et combative, elle a pris ses dispositions pour assurer la préservation des sites industriels, y compris si l’Etat ne crée pas, d’ici demain, les conditions d’une décision positive du tribunal de commerce », assure le syndicat.








