EXCLU. L’autopsie pratiquée ce jeudi à Toulouse devra déterminer si l’hypothèse d’un féminicide suivi d’un suicide sur fond de triangle amoureux se précise. L’amant de la victime est sain et sauf. Dans le mois précédent, il avait été attaqué à l’acide par une main anonyme. L’histoire.
Un triangle amoureux qui dégénère au point de virer au bain de sang ? Après la découverte de deux corps sans vie, mardi, vers 19 h 30, dans une villa du chemin des Étroits, à Toulouse, cette hypothèse ne semble plus guère faire de doute dans l’esprit des policiers de la DCOS (Division de la criminalité organisée et spécialisée).
Féminicide suivi d’un suicide ?
Selon le procureur de la République, David Charmatz, la femme qui gisait avec « une large plaie à l’abdomen » était âgée de 56 ans. L’autopsie pratiquée ce jeudi, à l’IML Purpan (Institut médico-légal), devait valider l’identité des deux victimes, mais tout laisse à penser que l’homme n’est autre que son compagnon, âgé de 67 ans.
Ce dernier présentait « une plaie à la tête » consécutive à un tir d’arme à feu. Un fusil a été trouvé sur place. « Le domicile était verrouillé de l’intérieur », précise le magistrat, semblant exclure l’intervention d’un tiers. Cela faisait une dizaine de jours que leur famille était sans nouvelles d’eux. Le couple vivait dans ce pavillon de Pech-David depuis quinze ans.
L’amant attaqué à l’acide
Tout semble indiquer un féminicide suivi d’un suicide. L’autopsie l’établira. Mais une autre donnée s’invite dans l’équation : l’existence d’un amant. Selon nos informations, cet homme est en sécurité et en bonne santé. Il a pu être identifié par les policiers et même auditionné. Depuis combien de temps fréquentait-il la quinquagénaire ? « Vraisemblablement depuis l’été 2024 », évacue un connaisseur du dossier. Et ce qu’il a confié aux enquêteurs fait froid dans le dos.
Dans le mois précédant le drame, l’homme de 54 ans se trouvait dans son jardin, en proche périphérie de Toulouse, lorsqu’un individu cagoulé s’est approché de sa haie. Cette main anonyme aurait alors jeté sur lui un liquide inconnu avant de s’enfuir. Selon ses dires, il s’agirait d’acide. La victime aurait fait constater ses blessures, sans caractère de gravité extrême, selon nos informations, et signalé les faits aux forces de l’ordre en portant plainte.
La victime désigne le mari
Lors de son audition, il a révélé avoir une liaison avec une femme en couple et désigné nommément le compagnon comme probable agresseur. Il s’agirait de l’homme retrouvé mort à Pech-David. Ce dernier avait alors été convoqué par les enquêteurs mais, semble-t-il, joué la carte de l’innocence et de l’incompréhension, niant fermement être l’auteur de cet acte.
Cet épisode a-t-il refroidi l’auteur présumé quant à ses desseins revanchards ? Voire détourné la vengeance de l’homme trompé vers une autre cible ? Difficile de l’affirmer de manière péremptoire.
Mais force est de constater que c’est, au final, sa compagne qui a payé au prix fort la fréquentation d’un autre homme. À la lumière des événements tragiques de ces dernières heures et au-delà du chagrin, l’amant s’imagine sûrement en survivant.













