Le tribunal correctionnel de Toulouse a jugé une affaire d’exhibition sexuelle survenue dans une résidence universitaire. Le prévenu, consommateur de crack, sera jugé fin septembre, le temps de réaliser une expertise psychiatrique. Il a obtenu un contrôle judiciaire assorti d’interdictions, dont celle d’approcher les étudiantes.
Devant le tribunal correctionnel de Toulouse, ce jeudi après-midi, Riadh, 28 ans, se plie pour parler dans le micro. « Vous êtes connu sous différents alias », prévient la présidente. L’homme acquiesce. Des condamnations pour vols, mais aussi son goût pour les stupéfiants. Lundi soir, il a provoqué les hurlements d’une étudiante, dans une résidence universitaire du Mirail, à Toulouse.
« Vous étiez à sa porte en train de vous masturber », déplore la présidente. « J’étais défoncé. J’avais fumé du crack. Je n’ai pas l’habitude », confie le prévenu, ennuyé.
« Des soins, pas la prison », plaide la défense
Les cris de la victime ont donné l’alerte. L’équipe de surveillance de la résidence et les policiers de la BST du Mirail ont réussi à rattraper le fuyard. Entre-temps, dans l’escalier, devant une autre étudiante, il avait renouvelé son geste obscène.
Son défenseur, Me Nicolas Ruiner-Caubet, veut un délai, « et surtout une expertise psychiatrique ». La présidente juge la demande « opportune ». En revanche, le procureur n’envisage pas de laisser le jeune homme libre. Il requiert un mandat de dépôt avant la prochaine audience, programmée fin septembre.
« Il faut l’aider à se soigner. Nous savons que la prison ne constitue pas le lieu idéal », argumente son défenseur. Les juges lui ont donné raison et ont placé le prévenu sous contrôle judiciaire, avec l’interdiction de s’approcher de l’université Jean-Jaurès et de ses étudiantes, mais également des lieux accueillant des mineurs.
« Autrement, vous irez directement en prison », prévient la présidente.











