Avec Bigflo & Oli, Disiz, Gims, Amir, Tayc, Pierre de Maere, Julien Lieb, Jeck & Carla, Jungeli et Morgan Nagoya, Marine, la gagnante de la « Star Academy 2024 », sera sur la scène du NRJ Music Tour, lundi 13 juillet, à la prairie des Filtres. Rencontre avant concert…
Comment se passe votre quotidien depuis la Star Ac ?
C’est carrément la folie parce que je n’ai pas eu le temps de me poser mais je ne vais pas me plaindre parce que j’aime bien ce que je vis, c’est le rêve, c’est de la bonne fatigue. Et la tournée va reprendre en octobre donc il faut absolument que je me repose avant.
Avec l’équipe de la Star Ac, il y a une cohésion, vous vous entendez bien on dirait ?
Oui carrément et d’autant plus sur la tournée plutôt que pendant le séjour au château où c’était déjà très bien mais on avait un rythme différent. On était H24 ensemble, là sur la tournée il y avait encore plus ce truc de groupe, de cohésion, on se retrouvait tous les week-ends dans des salles différentes et avec des publics différents donc c’était trop bien ! Et ça fait bizarre d’arrêter.
Et malgré la compétition, on arrive à construire un parcours visiblement…
En fait, là il n’y a plus vraiment de compétition. Au château, on était dans cette compétition de par les évals, les classements, les primes, mais là le but c’est que chacun arrive à tracer son chemin, à trouver son univers. J’ai l’impression que tout le monde y arrive un peu. Et on est amis maintenant, c’est différent, il n’y a plus vraiment de compétition.
Avant la Star Ac, aviez-vous déjà eu le temps de vous préparer ?
Non, j’avais juste fait The Voice Kids à l’âge de 14 ans mais le jury ne s’était pas retourné et après j’ai plutôt continué mes études en chirurgie dentaire. En parallèle, je continuais bien sûr à chanter, à jouer mais pas sur de grandes scènes, simplement dans des concours régionaux chez moi dans le Nord. Je n’avais jamais retenté une émission comme la Star Ac. Mais je voulais tellement faire ça et j’ai attendu tellement longtemps que maintenant ça roule !
La musique est importante dans votre famille ?
Personne ne fait de la musique dans ma famille. Mon père m’a un peu aidée pour réaliser mon premier titre mais j’étais la seule à faire de la musique. J’ai pris des cours, j’ai fait du solfège et du piano et c’est seulement après que le chant est arrivé vers 10-12 ans. Après, on a quand même toujours aimé la musique dans la famille, mais on écoutait seulement, on ne pratiquait pas. On écoutait Johnny, Céline Dion, Grégory Lemarchal, Mylène Farmer, Michael Jackson, Damso, PNL et Zaho de Sagazan… Aujourd’hui, j’écoute un peu de tout, du français, de l’anglais, des nouveautés, surtout de la pop. J’adore Eddy de Pretto, Pierre de Maere, Clara Luciani, Juliette Armanet, Sabrina Carpenter…
Les études sont terminées ?
Elles sont finies techniquement. Le cursus universitaire est terminé mais il me reste la thèse à passer. C’est une thèse d’exercice pour valider vraiment mon doctorat en dentaire. En ce moment, je n’ai pas le temps mais c’est sûr que j’aimerais aller au bout.
Que raconte votre album « Cœur maladroit » ?
Le fil conducteur de l’album, c’est la vie, la sincérité, comme un journal intime. C’est une présentation de moi, même si c’est quand même dur de se résumer en une vingtaine de titres, mais en tout cas tous les sujets me parlent.
La fille ordinaire du disque, c’est vous alors ?
Oui, parce que je n’ai rien fait d’extraordinaire et si ma vie a changé, c’est juste parce que j’ai chanté ou fait de la musique, je n’ai pas sauvé de vie ! Je ne me sens pas supérieure parce que les mêmes questions existent, les mêmes doutes, les mêmes problèmes liés à ma génération. Alors les gens peuvent se retrouver en moi peut-être.
Quand on écoute vos chansons, on a l’impression que le regard que vous posez sur vous est complexé…
Oui, même si je ne pense pas être la seule à avoir du mal avec mon image, mais c’est vrai que c’est un truc qui me suit depuis toujours, même si aujourd’hui j’avoue que ça va de mieux en mieux et que j’essaie de travailler dessus quand même. C’est toujours compliqué dans cette société où on est toujours amené à se comparer. Donc oui, c’est sûr, il y a des manques de confiance, notamment sur le physique, et c’est bien d’en parler, je pense.
Que vous ont apporté Eddy de Pretto et Julien Doré ?
Depuis que je suis sortie du château, Julien a été un soutien hyper important pour moi, il m’envoie beaucoup de messages, souvent. On peut parler de ce dont j’ai besoin et il m’avait aussi invitée sur son Zénith de Lille pour partager une chanson avec lui. Il est trop sympa et c’était trop bien. Donc c’est un pilier pour moi et un artiste que j’adore aussi. Eddy, lui, c’est pareil, c’est un artiste que j’adore et qu’on écoutait beaucoup en famille. Pour l’album, j’ai eu la chance de travailler et d’écrire deux titres avec lui en studio, donc c’était trop bien !












