Le PCF de Haute-Garonne présentera une liste autonome aux élections sénatoriales de 2026, conduite par Pierre Lacaze. Les Communistes justifient ce choix par l’échec des discussions avec le Parti socialiste, tout en poursuivant les échanges avec les Écologistes.
Le Parti communiste français (PCF) de Haute-Garonne ne fera finalement pas campagne aux côtés du Parti socialiste lors des élections sénatoriales de septembre 2026. Réunie cette semaine, la direction départementale du parti a décidé de constituer sa propre liste, confiée à Pierre Lacaze, vice-président de la Région Occitanie. Catherine Peyge, première adjointe de Bagnères-de-Luchon, et Martine Croquette, vice-présidente du Conseil départemental de la Haute-Garonne, compléteront le trio de tête.
Cette décision intervient alors que plusieurs formations de gauche avaient engagé des discussions pour tenter de bâtir une candidature commune aux Sénatoriales. Les échanges n’ont toutefois pas permis de rapprocher les positions du PCF et du Parti socialiste, conduisant les Communistes à privilégier une stratégie autonome pour ce scrutin.
Des discussions avortées avec le Parti socialiste
À l’origine de cette rupture figure un désaccord sur la composition de la liste proposée par les socialistes. Dans un courrier adressé à ces derniers, la fédération communiste locale explique décliner l’offre : « Nous avons décidé de ne pas accepter cette proposition de 5e place sur votre liste et de travailler à une liste de rassemblement dont nous assurerions la tête de liste. »
Pour autant, le PCF ne ferme pas la porte à d’autres rapprochements. Les responsables départementaux indiquent que des échanges sont toujours en cours avec les Écologistes, laissant ouverte la possibilité d’un accord avant le dépôt définitif des candidatures.
Les services publics et les territoires au cœur de la campagne des Communistes
Au-delà de la question des alliances, le Parti communiste entend centrer sa campagne sur plusieurs thématiques qu’il juge prioritaires. La formation met notamment en avant la souveraineté industrielle et agricole, la paix, la défense des collectivités territoriales et de la ruralité, ainsi que les enjeux liés aux services publics.
En effet, dans un communiqué, le PCF estime que les communes comme les administrations sont confrontées à des difficultés croissantes. « Nos services publics, écoles, hôpitaux, tribunaux, sont asphyxiés comme nos communes. Partout l’État se désengage. C’est inacceptable. », écrit la fédération de Haute-Garonne.















