Nicolas Brochot, directeur régional d’Orange Occitanie, revient sur la fin programmée et déjà engagée des anciens réseaux cuivre et ADSL en faisant le point sur le développement de la fibre optique à Toulouse.
L’opérateur Orange est lancé dans le démantèlement du réseau cuivre. Pourquoi arrêter cette technologie ?

Elle est tout simplement devenue obsolète avec l’évolution des technologies et l’avènement de la fibre qui s’est généralisée. Le réseau cuivre avait été déployé massivement dans les années 1970, au siècle dernier, pour amener le téléphone, puis l’ADSL et internet chez les particuliers. Aujourd’hui, on ne pouvait plus maintenir deux réseaux fixes en parallèle.
Où en êtes-vous de ce vaste chantier ?
Nous y allons avec humilité, car c’est un travail titanesque que nous faisons par étapes. L’opération va se dérouler jusqu’à fin 2030 au niveau national. En Haute-Garonne, par exemple, notre plan d’extinction du cuivre a commencé en janvier 2025 dans trois communes : Venerque, La Salvetat-de-Lauragais et la toute petite Albiac. Vingt-trois communes sont concernées en 2026, comme Montastruc ou Lagardelle, puis cinquante-trois l’année suivante avec une montée en puissance.
Pour ne pas surprendre les usagers toujours connectés au téléphone ou à l’ADSL, la fin programmée du cuivre se fait en deux temps. D’abord commercialement, on engage une fenêtre d’information sur l’arrêt du réseau avec, parallèlement, l’obligation faite aux opérateurs de ne plus proposer d’abonnement sur ce support, avant de procéder à la fermeture technique définitive, un an plus tard. Il ne faut pas que les usagers attendent le dernier moment pour basculer sur une autre technologie. Sachant qu’avec internet, ils garderont leur « 05 ».
Justement, quel est le format d’avenir ?
Chez Orange, nous prônons le mix technologique très haut débit, que ce soit la fibre, la 5G ou le satellite en fonction des situations, pour que l’usager ait accès, dans les meilleures conditions, à la téléphonie, la télévision et internet. Il y a aussi un enjeu de modernisation sur les réseaux mobiles. En Haute-Garonne, nous avons arrêté la 2G, ex-GSM, en juin, et la 3G s’éteindra fin 2028. Seules la 4G et la 5G sont maintenues en attendant l’arrivée de la 6G… d’ici 2030.













