Coupe du monde 2026 – En dominant le Maroc 2-0 ce jeudi 9 juillet à Boston, l’équipe de France a validé son billet pour les demi-finales du Mondial 2026. Parmi les artisans de cette qualification figure un certain Manu Koné, auteur d’une prestation XXL saluée par l’ensemble de la presse sportive. De quoi rappeler que l’ancien milieu de terrain du Toulouse FC a parcouru un chemin assez remarquable depuis ses débuts en Ligue 2.
Une prestation XXL qui affole la presse
Ce quart de finale s’annonçait comme un piège pour les Bleus, puisque le Maroc avait fait chuter plusieurs cadors avant d’arriver jusque-là. Il n’en a rien été, grâce notamment à un but de Kylian Mbappé à la 60e minute, après un penalty raté en première période, puis à une réalisation d’Ousmane Dembélé quelques minutes plus tard. Mais dans l’entrejeu, c’est un autre nom qui est sur toutes les lèvres depuis le coup de sifflet final.
Titularisé une nouvelle fois à la place d’Aurélien Tchouaméni, toujours gêné par une blessure aux adducteurs, Manu Koné a livré ce que plusieurs médias qualifient déjà de meilleur match français de la soirée. Foot Mercato l’a désigné homme du match avec une note de 7,5, quand d’autres rédactions sont montées jusqu’à 8, saluant sa domination physique, ses récupérations hautes et son abattage défensif face à un milieu marocain qu’il a littéralement étouffé. Une performance d’autant plus marquante qu’elle confirme un rôle grandissant depuis le début de la compétition, puisque le Toulousain d’origine avait déjà brillé face au Paraguay en huitièmes de finale.
La première fois que tu l’as vu, c’était à Paris 2024 🇫🇷
Manu Koné 💪#JeuxOlympiques pic.twitter.com/iX8zcKAxuG
— Jeux Olympiques (@jeuxolympiques) July 10, 2026
Du Pitchoun toulousain au milieu de terrain des Bleus
Cette montée en puissance n’a rien d’un coup de chance pour ceux qui suivent le parcours de Manu Koné depuis ses débuts. Arrivé au centre de formation du Toulouse FC en 2016, il découvre le monde professionnel dès 2019, avant de connaître la relégation en Ligue 2 avec le club. C’est justement lors de cette parenthèse en deuxième division qu’il s’impose comme un cadre de l’entrejeu toulousain, au point d’attirer les regards de plusieurs championnats étrangers.
Le 21 janvier 2021, il signe finalement au Borussia Mönchengladbach, tout en terminant la saison sous le maillot violet dans le cadre d’un prêt. S’ouvre alors un chapitre allemand de trois saisons en Bundesliga, marqué par une progression constante et une intégration réussie dans un championnat pourtant réputé exigeant physiquement, ce qui n’est pas pour déplaire à un joueur dont le combat est justement la marque de fabrique.
La confirmation à l’AS Roma
Le 30 août 2024, nouveau tournant dans la carrière du natif de Colombes : direction l’Italie et l’AS Roma, où il paraphe un contrat courant jusqu’en 2029. Sous la houlette de Gian Piero Gasperini, Manu Koné franchit un palier supplémentaire et devient un titulaire indiscutable de l’entrejeu romain, contribuant activement au retour du club dans la Ligue des champions pour la première fois depuis 2018.
Cette régularité italienne, conjuguée à deux pépins physiques aux ischio-jambiers en fin de saison qui ont pu inquiéter avant le Mondial, n’a en rien freiné son ascension. Bien au contraire, puisqu’elle lui a permis d’aborder cette Coupe du monde avec la confiance d’un joueur qui sait désormais ce qu’il vaut au plus haut niveau.
Un été brûlant entre mercato et concurrence avec Tchouaméni
Les prestations de Manu Koné à ce Mondial ne devraient pas rester sans conséquences sur le marché des transferts. Annoncé proche d’un départ de la Louve depuis plusieurs semaines déjà, il voit son nom circuler avec insistance du côté d’Arsenal, où l’intérêt serait réciproque, mais aussi de l’Inter Milan, déjà venu à la charge l’été dernier sans succès. Manchester United a même ajouté le milieu de terrain à sa liste ces derniers jours, tandis que l’Atlético Madrid, courtisan de longue date, aurait déjà essuyé un refus. La Roma, de son côté, réclamerait environ 50 millions d’euros pour lâcher son numéro dix.
Reste que l’enjeu dépasse largement le seul mercato estival. Car en s’imposant comme une valeur sûre du milieu tricolore à chaque absence de Tchouaméni, Manu Koné installe une véritable concurrence là où le Madrilène semblait pourtant intouchable il y a encore quelques mois. Une situation qui pourrait bien donner des sueurs froides à Didier Deschamps, obligé de trancher entre deux profils désormais tout aussi convaincants.
La France attend à présent son adversaire pour la demi-finale du mardi 14 juillet à Dallas, entre l’Espagne et la Belgique qui s’affrontent ce vendredi soir. D’ici là, difficile d’imaginer Deschamps se passer d’un Manu Koné décidément intenable, et c’est bien tout l’été qui s’annonce chargé pour l’ancien Toulousain, entre rêves de Ligue des champions et grand rendez-vous mercato.













