À Toulouse, les lunettes pour observer l’éclipse solaire du 12 août sont devenues une denrée rare. Rue d’Alsace-Lorraine, dans le centre-ville, les opticiens et les pharmacies croulent sous les demandes, jusqu’à devoir afficher des pancartes de rupture de stock sur leurs devantures.
« On n’en peut plus. » Rue d’Alsace-Lorraine, à Toulouse, les pancartes fleurissent sur les vitrines des pharmacies et des opticiens… Tous affichent le même message : rupture de stock de lunettes pour observer l’éclipse solaire du 12 août. Et malgré les panneaux, les clients continuent de pousser les portes la veille du grand évènement, ce mardi 11 août.
Rupture de stock générale
Chez Optic Duroc, Romain, opticien, raconte un afflux inédit : « On a une centaine de demandes par jour. Et même avec le panneau, les gens continuent de rentrer, au cas où… » Le téléphone, aussi, ne cesse de sonner. « Hier, j’ai eu une soixantaine d’appels, rien que pour ça ! » rapporte-t-il, encore surpris du phénomène.
Dans la boutique, les stocks ont pourtant existé. « On en a eu facilement 500 ou 1.000 en tout. Mais c’est parti à une vitesse… En une journée, on pouvait en vendre 200 facilement. » Mais depuis près de deux semaines, plus rien et impossible de se réapprovisionner : « Tous les opticiens ont le même fournisseur, et lui-même est à sec. »
« Les gens s’y sont pris à la dernière minute »
Pour Romain Bois, le phénomène tient aussi à une ruée de dernière minute. « Les gens n’ont pas prévu le coup du tout. C’est très français d’être dernière minute », sourit-il.
Quelques mètres plus loin, même scénario chez l’opticien Krys. Laurence, salariée, voit défiler les demandes depuis une semaine. « C’est très, très difficile. Les gens s’y prennent au dernier moment. On n’a pas prévu cet engouement, puisque ces derniers mois, la demande a été très faible, du coup on n’a pas eu le stock nécessaire. »
La boutique avait pourtant réussi à recommander 400 paires. Elles sont parties « en un jour, un jour et demi ». Il aurait fallu en ravoir plus de 1.000. Mais la demande s’est faite surtout ces derniers jours, et il est trop tard.
« On a eu peur de ne pas tout vendre »
Chez Alain Afflelou, la prudence commerciale a aussi joué : « Les lunettes pour l’éclipse s’abîment vite et le phénomène reste rare. On n’a pas voulu surstocker pour ne pas se retrouver avec des produits qu’on ne vendra jamais ensuite. »
Pour les clients, c’est la déception. Sans protection adaptée, pas question de regarder directement le Soleil, au risque d’occasionner des brûlures irréversibles de la rétine. Seule alternative pour observer l’éclipse sans danger : un filtre de soudage de teinte 14 ou supérieure, correctement certifié. Les teintes inférieures ne protègent pas suffisamment.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555














