Rose, jaune, bleue… Une fresque haute en couleur habille désormais l’un des murs du souterrain du tramway entre Déodat-de-Séverac et Palais-de-Justice, à Toulouse. Réalisée par l’artiste toulousain Niko Toncé, cette œuvre de 250 mètres de long et plus de 1 000 m² a été conçue en seulement neuf jours. L’artiste raconte les coulisses de ce chantier hors normes.
Elle est rose, jaune ou encore bleue et n’est sans doute pas passée inaperçue. En prenant le tramway entre les arrêts Déodat-de-Séverac et Palais-de-Justice à Toulouse, vous l’avez peut-être remarquée. Depuis juillet dernier, une toute nouvelle fresque habille l’une des parois du petit souterrain. Son auteur, l’artiste toulousain Niko Toncé, nous raconte les coulisses de ce projet haut en couleur.
Une fresque « dantesque »
Sur 250 mètres de long s’étendent désormais des couleurs vives et des formes géométriques. C’est ici que Niko Toncé, artiste toulousain, a travaillé pendant neuf jours pour réaliser plus de 1 000 m² de fresque colorée. « Ce mur était une sorte de défi au vu de sa taille impressionnante. C’est la plus grosse fresque que j’ai jamais réalisée à Toulouse. C’est du gros œuvre plutôt qu’une œuvre d’art », rigole-t-il.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les conditions de réalisation, pendant l’arrêt du tramway en juillet dernier, ont été « assez dantesques en raison de la température. On a fait ça en période caniculaire et en très peu de temps », poursuit-il. Avec cinq autres artistes et plus de dix heures de travail par jour, Niko Toncé a ainsi donné vie à cette immense fresque.
Un style assumé
Pour décrocher ce projet, cet habitant du quartier depuis 42 ans avait présenté une maquette à Tisséo dans le cadre d’un appel à projets. « Ils demandaient simplement des couleurs pastel aux extrémités, puis j’ai laissé parler mon style », raconte l’artiste. Comme dans ses autres œuvres, Niko Toncé joue ici avec les couleurs, les formes géométriques et les séparations par des traits noirs, sans chercher à leur donner une signification particulière.
« On a utilisé de la peinture acrylique au rouleau et à la bombe. Le côté strié du mur m’a posé problème parce que les gros rouleaux ne passaient pas dedans. Il a donc fallu adapter le matériel, ce qui nous a pris plus de temps », explique l’artiste. Avant d’ajouter : « Je suis content d’avoir laissé ma trace dans le quartier. C’est un mur qui va rester. Et il y a déjà de super retours sur la fresque, c’est très positif ».
Une conviction forte de Tisséo
Pour Tisséo, ce projet d’envergure était une idée de longue date. « Il illustre une conviction forte de Tisséo : la mobilité ne se limite pas au transport, elle participe aussi à la qualité urbaine et à l’attractivité du territoire », explique l’opérateur. L’objectif est ainsi de « valoriser durablement cet ouvrage, d’améliorer le cadre de vie du quartier et de soutenir la création artistique locale ».
Quant au choix de Niko Toncé, il « s’est imposé naturellement par la qualité de sa proposition et son ancrage territorial : c’est un enfant du quartier ».













