Le tourisme a reculé en Haute-Garonne en juillet, avec 10,7% de réservations en moins sur un an. Les épisodes de canicule et le pouvoir d’achat contraint ont pesé sur les choix des vacanciers.
Le tourisme marque le pas en Haute-Garonne en juillet. Les réservations ont reculé de 10,7% par rapport à juillet 2025, dans un contexte marqué par les épisodes de canicule et un pouvoir d’achat contraint, selon l’agence de développement touristique Haute-Garonne Tourisme.
Le chiffre d’affaires a aussi diminué, mais dans une moindre mesure, avec une baisse de 1,7%. Le montant moyen des dépenses des visiteurs a progressé de 10,2% pour atteindre 1 109 euros.
Malgré ce recul, l’activité reste supérieure à celle de juillet 2024. Les réservations progressent de 6,3% et le chiffre d’affaires de 17,8% par rapport à cette période.
Une évolution des attentes
La chaleur a modifié les habitudes des vacanciers. Ils ont davantage recherché la campagne, la montagne, les hébergements avec piscine et les espaces ombragés, tandis que les activités très exposées au soleil ont davantage reculé.
Les pages consacrées à la montagne et aux lacs sur le site de Haute-Garonne Tourisme ont enregistré près de 70 000 vues en juillet, soit 14% des consultations. Les activités de plein air plus exposées au soleil, comme les parcs de loisirs et les parcs d’attractions, perdent du terrain. Les activités pratiquées en montagne ou en forêt résistent mieux.
Le séjour d’une semaine reste la norme
Les séjours d’une semaine ou plus restent majoritaires. Ils représentent 70% des réservations, contre 16,5% pour les séjours de trois à six nuits et 13,5% pour ceux d’une à deux nuits.
La clientèle reste principalement française, avec 87,7% des réservations. L’Île-de-France arrive en tête des régions françaises de provenance avec 18,6%, tandis que la Belgique représente le premier marché étranger.
Les réservations de dernière minute seront déterminantes
Pour août, l’agence de développement touristique haut-garonnaise s’attend à une forte proportion de réservations de dernière minute. Les conditions météorologiques et la demande de flexibilité devraient peser sur la fréquentation.

















