REPORTAGE. Cet été 2026, la sécheresse et les épisodes de vagues de chaleur caniculaires ont ravagé les cultures des salades vertes en France. Selon les enseignes, les prix du légume vert ont bondi de 20 à 50 % par rapport à l’an dernier. À Toulouse, les écarts de prix sont très importants : de 0,99 € la pièce de laitue iceberg en supermarché jusqu’à 3,60 € le sachet de sucrines au marché. Batavia, feuille de chêne, iceberg, romaine et sucrine : l’augmentation et l’absence de salades vertes concernent toutes les variétés. Voici où faire les meilleures affaires malgré la pénurie.
En France, comme beaucoup d’autres fruits et légumes connaissant une inflation des prix, celui des laitues a bondi de 40 % sur un an. C’est le constat que révèle Coopérative U pour un article du Monde. Même son de cloche pour le légume vert de l’épicerie Terridors à Toulouse. L’augmentation du prix d’achat y atteint les 20 %, bien que l’épicerie ait décidé de maintenir son prix de vente à un montant plancher de 1,30 €/kg. Chez Carrefour, « les salades fraîches se vendent actuellement 50 % plus cher que l’an passé », comme l’enseigne l’indique au Parisien.
La sécheresse et les vagues de chaleur caniculaire de ces trois derniers mois sont les marqueurs de cette hausse de prix du produit massivement consommé par les Français. Face au manque d’eau, la terre est totalement asséchée et les salades ne poussent plus. Elles brûlent. Dans ce contexte de manque, Carrefour a déclaré accepter en rayons les fruits et légumes « moches » déclassés par la sécheresse, ainsi que l’allocation d’un paiement accéléré aux producteurs, de 30 à 15 jours.
A contrario, trouver les meilleures salades n’est pas une mince affaire. Ses feuilles doivent être fermes, bien vertes et non jaunies. Plus elles sont lourdes, plus elles sont bonnes. Les pieds trop mouillés ou brunis sont le signe d’une mauvaise conservation.

La salade iceberg ne coule pas les supermarchés
Les grandes surfaces font honneur à la laitue iceberg. Dans plusieurs Intermarchés de l’hypercentre, l’espagnole se dévoile à 0,99 €, prix le moins cher du comparatif. La feuille de chêne, d’origine française (Intermarché, 4 boulevard de Strasbourg), monte à 1,89 € la pièce (Intermarché, 32 rue des Marchands) et la batavia à 1,99 € (Intermarché, Boutiques Saint-Georges). Chez Lidl (38 rue de Bayard), la romaine est à 1,29 € la pièce, et la sucrine espagnole à 1,29 € le lot de trois : une bonne affaire.
Au Monop’ (4 place Étienne Esquirol), seul un lot de trois sucrines à 1,99 € est disponible. Les salades semblent être malades des supermarchés toulousains. Pas de salade dans les rayons des Carrefour (1 rue des Tourneurs, notamment). Même constat alarmant au supermarché U, « le supermarché le moins cher de Toulouse » (12-14 place du Pont Neuf), seules des feuilles emballées sont disponibles dans les étals.
Les marchés en manque de salade
Dans les étals des marchés toulousains, la salade semble également avoir pris congé en conséquence de l’actualité climatique. Au marché Cristal, elle ne fait pas foule. Les prix du produit y sont bas : vous en aurez pour 1,20 € la pièce. Au marché Saint-Cyprien, les prix sont serrés : la feuille de chêne et la batavia à 1,75 € et la romaine à 2 €. Au marché Victor Hugo, Chez Mimi propose du choix : des sucrines espagnoles à 1,90 € le sachet de trois et de la salade française à 1,30 € la grosse pièce. Il s’agit d’un bon rapport qualité-prix. Le sachet de deux romaines pousse à 3 €. À ce même marché, Les Primeurs Bio affichent la pièce à 1,80 €.
Au marché des Carmes, la sucrine est à 2,50 € l’unité chez un marchand. Chez un autre, Maylis, la laitue romaine est à 1,80 € la pièce. Le sachet de sucrines s’y élève à 3,60 €. Chez David Ô Quatre Saisons, la pièce coûte 2 € et les 3 sucrines 3,50 €.
Marché bio : la bonne surprise chez Bio c’ Bon
Bio c’ Bon (39 rue du Languedoc) étonne : sa riche française ne coûte que 1,39 €. Assurément l’un des meilleurs rapports qualité-prix pour le légume vert à Toulouse. Ferme Attitude (23 rue d’Astorg) propose une tarification unique pour la laitue, la feuille de chêne et la batavia : 1,70 € la pièce. Chez Biocoop (7 place de la Trinité), la batavia se vend 2,20 €. Malgré les aléas climatiques, les prix du marché bio toulousain se tiennent et restent raisonnables.












