Des élus de l’opposition à la mairie de Toulouse, du groupe Demain Toulouse, ont donné une conférence de presse ce mercredi 2 septembre. L’occasion pour eux d’évoquer plusieurs sujets en lien avec la rentrée, comme l’adaptation des établissements aux fortes chaleurs, et la gestion des transports en commun. Ils ont critiqué le bilan de Jean-Luc Moudenc et réclamé des mesures concrètes. D’autres élus de l’opposition, du groupe Vivre Mieux Toulouse, se sont également emparés du sujet de la rentrée des classes. On vous explique.
Quelques jours après la conférence de presse de rentrée du maire de la Ville rose, Jean-Luc Moudenc, les élus de l’opposition ont tenu, eux aussi, à partager leur bilan de ses actions. Le groupe Demain Toulouse a donné une conférence de presse ce mercredi, au cours de laquelle plusieurs thématiques ont été abordées, notamment la canicule, sujet majeur de l’été. Ilham Grefi a évoqué « les inégalités sociales » qui en découlent : « Tout le monde ne vit pas la canicule de la même manière selon son logement, selon son quartier. Les plus précaires en pâtissent toujours plus. » Leurs demandes : que « le confort d’été » devienne une politique publique, qu’un diagnostic des logements soit réalisé, et que la majoration saisonnière du prix de l’eau soit supprimée.
Les écoles face à la canicule
Agathe Roby a aussi fustigé la mairie sur l’absence « de priorisation pour la rénovation du bâti et de volonté pour l’amélioration du confort climatique dans les écoles », alors qu’un nouvel épisode de fortes chaleurs est attendu pour la fin de la semaine et que les élèves ont déjà fait leur rentrée. La semaine dernière, lors de sa conférence de presse de rentrée, le maire de Toulouse a annoncé qu’une salle climatisée serait installée dans chacune des 213 écoles, dans la première moitié de son mandat. « Avec les cours Oasis et les brasseurs d’air, ce ne sont que des mesurettes, Jean-Luc Moudenc met du sparadrap sur une jambe de bois », déplore l’élue insoumise.
Elle a aussi pointé du doigt « le manque de personnel : Atsem, agents techniques et animateurs ». « Depuis plusieurs années, on assiste à une baisse du taux d’encadrement dans les écoles, engendrant plus d’insécurité », assure-t-elle, demandant un audit complet des écoles toulousaines, et que le maire « fasse preuve de plus de volontarisme face à l’État, notamment pour demander davantage de budget ».
La question des transports
De son côté, Julien Cadieu a soulevé la question du réseau de transports en commun, autre enjeu majeur de la rentrée. « L’état général de Tisséo est assez préoccupant », appuie-t-il, évoquant « une baisse de la qualité du service », des pannes récentes et la diminution du nombre de lignes de bus depuis deux ans. Pourtant, « les prix ont augmenté ».
« C’est une conséquence du manque d’anticipation budgétaire de l’équipe de Jean-Luc Moudenc qui s’est lancée à corps perdu dans la ligne C », lance-t-il. Leurs volontés : un déplafonnement du versement mobilité et l’indexation sur l’inflation de la cotisation foncière des entreprises.
« Entretenir les écoles n’est pas un exploit, mais un devoir »
Le groupe d’opposition « Vivre Mieux Toulouse », porté par François Briançon, s’est également emparé du sujet de la rentrée des classes, et reproche à la mairie de se féliciter de ses actions. « Sans doute oublie-t-elle qu’entretenir les écoles n’est pas un exploit, mais un devoir », tacle le groupe dans un communiqué. « Les cours de récréation sont encore bétonnées pour une école sur trois : le compte n’y est pas. »
Le groupe évoque alors plusieurs propositions : un plan pluriannuel de rénovation bioclimatique, la limitation de vitesse à 10 km/h dans les rues des écoles, plus de moyens humains pour l’accompagnement des enfants en situation de handicap, la gratuité de la cantine pour les familles les plus modestes…
















