Dans les Hautes-Pyrénées, le Département investit 19,2 millions d’euros dans les collèges en 2026. Rénovation des bâtiments, végétalisation des cours, géothermie, panneaux solaires et restauration scolaire sont au cœur des mesures mises en place pour les 7 500 collégiens du territoire, qui les ont découverts en cette rentrée.
Dans les Hautes-Pyrénées, la rentrée scolaire s’accompagne cette année de plusieurs chantiers dans les collèges. Le Département, qui gère 18 établissements publics accueillant environ 7 500 élèves, consacre 19,2 millions d’euros de son budget à l’éducation en 2026. Une enveloppe qui doit permettre de poursuivre la rénovation des bâtiments, de faire évoluer les équipements et de contenir le coût de la restauration scolaire pour les familles.
Des établissements qui se transforment
Parmi les changements les plus visibles, les cours où évoluent les élèves pendant leurs pauses commencent à évoluer. Après le collège Blanche Odin à Bagnères-de-Bigorre, dont la cour a été entièrement réaménagée, les établissements de Luz-Saint-Sauveur et de Pierrefitte-Nestalas sont à leur tour concernés en 2026.
Le principe consiste à retirer une partie des surfaces imperméables pour introduire davantage de végétation et réorganiser les espaces disponibles. Les travaux doivent notamment faciliter l’infiltration des eaux de pluie et créer des zones ombragées. À terme, le Département souhaite que tous ses collèges disposent d’une cour végétalisée d’ici 2030.
Cette évolution s’inscrit dans une réflexion plus large de transition énergétique des bâtiments scolaires. Le Département cite en exemple de cette évolution quatre établissements de Tarbes (Desaix, Victor Hugo, Massey et Paul Eluard), qui disposent désormais d’un chauffage géothermique, appelé à remplacer leurs anciennes installations au gaz. Du côté de la production électrique, six collèges sont équipés de panneaux photovoltaïques. Les 2 000 m² installés couvrent aujourd’hui près d’un tiers des besoins en électricité de ces établissements. Encore, à Tournay, le collège Val d’Arros bénéficie d’un chantier combinant rénovation de sa toiture et installation de panneaux solaires intégrés.
La cantine, un soutien de 4 millions d’euros
Chaque jour de classe, environ 6 000 repas sont préparés dans les cuisines des établissements. Pour assurer leur production et leur service, 36 cuisiniers et 53 agents travaillent au sein des collèges départementaux. Le choix des menus repose notamment sur l’utilisation de produits frais et de saison, avec une volonté d’augmenter la part des approvisionnements locaux.
Cette orientation est accompagnée financièrement. Les collèges qui dépassent 40% de produits locaux dans leurs repas peuvent recevoir 0,20 euro de subvention supplémentaire par repas. Sur l’année scolaire 2025-2026, cette aide a représenté 11 800 euros.
Pour les familles, l’aide du Département se traduit surtout par une prise en charge importante du prix de la cantine. En 2026, un repas est facturé 3,80 euros, alors que son coût est évalué à 8,40 euros. La collectivité finance donc 4,60 euros par repas, soit 55% de la dépense, pour un effort annuel « d’environ 4 millions d’euros ».
Le dispositif est complété pour les foyers les plus modestes. Les demi-pensionnaires boursiers résidant dans les Hautes-Pyrénées peuvent bénéficier d’une aide comprise entre 48 et 86 euros selon leur échelon de bourse. En 2026, 1 520 élèves sont concernés, pour une enveloppe de 96 000 euros.
Enfin, la modernisation passe aussi par les cuisines elles-mêmes. Le Département prévoit 620 000 euros pour renouveler les équipements professionnels, auxquels s’ajoutent 164 000 euros pour le matériel et le mobilier. Les agents bénéficient parallèlement de formations consacrées notamment aux techniques culinaires, à l’hygiène et à la sécurité alimentaire.













