À Alvignac, dans le Lot, un collectif de riverains s’oppose à un projet d’implantation d’une antenne 5G dans le village, tant pour des raisons sanitaires qu’environnementales.
À Alvignac, dans le Lot, un projet d’antenne 5G, porté par Orange, suscite la mobilisation d’une partie des habitants. L’opérateur prévoit d’installer une structure de 30 mètres de haut au lieu-dit Lagorce, à proximité d’habitations et face au château de Cantecor. Un collectif de riverains s’est constitué pour tenter de s’opposer au projet avant le démarrage des travaux.
Le choix de cet emplacement concentre une grande partie des inquiétudes. La hauteur annoncée de l’antenne fait notamment craindre aux opposants une modification importante du paysage. Le collectif “Antenne 5G Alvignac” attire également l’attention sur l’environnement du site, où seraient présents « des rapaces et des chauves-souris, nichant à proximité », rappellent ses membres.
À ces considérations s’ajoute la proximité des habitations et des exploitations agricoles. Le collectif indique que certaines « se trouvent à moins de 100 mètres » du futur équipement. Sur le volet sanitaire, ses membres souhaitent que le dossier soit examiné au regard du principe de précaution.
Plusieurs antennes déjà présentes autour d’Alvignac
Pour justifier leurs interrogations, les opposants s’appuient également sur la présence d’autres infrastructures de téléphonie mobile dans les environs. Ils ont recensé « quatre antennes dans un rayon de cinq kilomètres » autour du village.
Des équipements 4G sont notamment implantés à Miers (Pech de Rhodes), et à Rignac (Roumégouse). À Rocamadour (Bouriane), ainsi qu’à Thégra (Gaule), les installations existantes proposent déjà de la 4G et de la 5G. Le collectif questionne donc la nécessité d’une nouvelle implantation dans ce secteur.
Cette contestation intervient alors qu’Orange dit être en pour-parler avec la Municipalité pour définir l’endroit exact de l’implantation. « Pas besoin de permis de construire, une seule déclaration de travaux est obligatoire, et la Mairie ne peut légalement pas s’y opposer », rappelle le collectif, qui souhaite par conséquent identifier rapidement les éventuelles voies de recours et agir avant le lancement du chantier.
Une pétition et des rendez-vous hebdomadaires
La mobilisation locale a commencé à s’organiser dès le mois d’août. Une première réunion consacrée au projet s’est tenue jeudi 20 août et a rassemblé 25 personnes. Depuis, le collectif entend maintenir la mobilisation et permettre aux habitants de suivre l’évolution du dossier.
Des rendez-vous sont ainsi prévus chaque vendredi à 19h. Ces rencontres doivent notamment servir à faire le point sur les démarches administratives et les initiatives envisagées. En parallèle, une pétition a été lancée sur la plateforme MyPetition.org. Elle comptait 157 signatures au moment de la publication de l’article. Une version papier est également disponible dans des commerces du village.













