Le projet d’agrandissement du Stadium de Toulouse est mis en pause. Il n’est pas une priorité pour le TFC, qui s’apprête à inaugurer son nouveau centre de performance. Jean-Luc Moudenc assure toutefois vouloir conserver ce projet parmi les engagements de son mandat.
L’agrandissement du Stadium de Toulouse n’est plus d’actualité. Le projet n’est toutefois pas abandonné par Jean-Luc Moudenc, qui assure rester favorable à une augmentation de la capacité de l’enceinte, actuellement d’environ 33 000 places.
Le maire de Toulouse, réélu en mars 2026, s’était positionné favorablement à une telle initiative durant la campagne municipale. « J’ai dit que j’étais favorable à l’extension du Stadium et prêt à faciliter les choses, puisqu’il s’agit d’une enceinte métropolitaine », a rappelé l’édile lors de sa conférence de rentrée, jeudi 10 septembre.
Le projet était défendu par Damien Comolli, l’ancien président du club. Il prévoyait de porter la capacité du Stadium à environ 40 000 places. « Le nouveau président du club, Olivier Cloarec, a sur ce point-là une position différente de son prédécesseur », fait savoir Jean-Luc Moudenc.
Priorité au nouveau centre de performance
L’agrandissement de la capacité du Stadium de Toulouse ne peut aller de l’avant sans le club résident, le TFC. Or, son président souhaite pour l’instant donner la priorité au centre de performance du club. Le chantier, interrompu pendant près d’un an, a repris durant l’été 2025 et doit être livré à la fin de l’année 2026.
« On ne peut pas tout faire à la fois », souligne Jean-Luc Moudenc. À cela, il faut ajouter la crise des droits audiovisuels. Ces derniers se sont effondrés depuis la fin du contrat de diffusion avec Amazon Prime Video, le lancement de Ligue 1+ et la rupture du contrat avec beIN Sports. « Moi, je n’ai pas changé d’avis. Je reste favorable à l’extension du Stadium », a déclaré le maire.
Une autre difficulté concerne l’emplacement du stade, sur l’île du Ramier. Le maire assure que les services de l’État seront particulièrement vigilants en raison du risque d’inondation.
Il cite notamment le précédent du projet de Cité de la natation du Toec, pour lequel des adaptations architecturales avaient été demandées afin de tenir compte de ce risque. « Dès qu’on fait quelque chose sur l’île du Ramier, le risque d’inondabilité est là et on est obligés d’en faire plus », rappelle l’élu.
















