.
François Piquemal a d’abord réagi au scandale de la vidéo sur laquelle des policiers municipaux de Carcassonne tiennent des propos racistes, sexistes, complotistes : « Mes pensées aux personnes qui ont été blessées. Je pense qu’elles ont été nombreuses et qu’on est nombreux en tant que concitoyens et concitoyens à être scandalisés par ces propos : ils montrent que le Rassemblement National n’a pas changé dans son ADN. Il convient donc de mobiliser massivement sur cette élection présidentielle pour faire bloc contre l’extrême droite et ça tombe bien, on a un candidat, un programme, une orientation stratégique avec Jean-Luc Mélenchon. Avec nous c’est carré, et je pense que la ville rose sera au rendez-vous. »
Le député insoumis, candidat malheureux aux municipales de mars 2026 à Toulouse publie donc un livre « Élections sous influence » où il évoque une ingérence israélienne lors de ce scrutin : « Ce sont les services de l’État qui ont montré, détaillé, qu’il y avait eu une ingérence d’une entité qui s’appelle Black Corps, basée à Tel Aviv et qui membre de la nébuleuse de l’extrême droite israélienne, voire proche du gouvernement Netanyahou, et de laquelle font partie d’anciens membres des services de renseignement. C’est pas moi qui l’invente, ce sont les services de l’État. Ces faits sont documentés par des journalistes du Monde, du Canard Enchaîné, du journal israélien Haaretz, etc. Je les ai découverts comme vous. Dans ce livre, je détaille comment cela s’est déroulé et les proportions que ça a pris. Mais c’est aussi une manière de lancer l’alerte en vue des futures élections, je pense que c’est un enjeu de souveraineté démocratique. »
A la question de savoir pourquoi cette entité israélienne serait venue se mêler de l’élection municipale toulousaine François Piquemal répond : « Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Viginum (le service de l’État français chargé de détecter et de caractériser les ingérences numériques étrangères qui ciblent la France, ndlr). Je rappelle qu’il y a eu d’autres élections qui ont été ciblées à Roubaix, à Marseille notamment. Et ce que je mets en exergue, c’est qu’il y a un lien idéologique entre ces ingérences et les soutiens de Jean-Luc Moudenc qui sont des soutiens pro-Netanyahou et qui ont utilisé des slogans tout au long de la campagne, faisant référence à l’extrême droite israélienne et niant le génocide qui a eu lieu à Gaza. Je détaille ça dans le livre, en reprenant des articles de presse et les rapports de Viginum, ni plus ni moins. »
Le rapport de Viginum souligne que les publications qui ont relayé des propos infondés et trompeurs sur François Piquemal n’ont pas comptabilisé de réactions très nombreuses sur les réseaux sociaux réactions et que la visibilité a été assez limitée. Mais François Piquemal affirme que d’autres supports ont été plus visibles : « Il y a des enquêtes en cours sur les publicités qui ont été diffusées massivement la veille du second tour notamment sur des sites comme Vinted, Candy Crush géolocalisés Toulouse et La Dépêche du Midi qui revendique plusieurs millions d’impressions publicitaires par jour. Les visuels ressembleraient, et je mets du conditionnel, à ce qu’on a vu dans les premières ingérences dont on a été l’objet. On ne peut donc pas dire que la campagne de désinformation, de bashing, de fake news, associée à ces publicités de veille de second tour, n’est pas pu altérer le jugement de certains électeurs. Nous avons donc déposé un recours devant le tribunal et c’est la justice qui tranchera en fonction des éléments qui sont à sa disposition. Mais je pense qu’on doit quelque chose aux Toulousaines et Toulousains : c’est la justice et la vérité sur ce qu’il s’est passé durant cette élection municipale. Vous savez, qu’on partage ou non mes opinions politiques, je ne souhaite à personne, à aucun candidat, d’être victime d’ingérences comme je les ai subies, avec vos mots de passe de réseaux sociaux qui sont dévoilés, votre adresse de domicile qui est révélée, des calomnies sur vous, et des fausses publicités qui paraissent sur votre campagne la veille du second tour. »
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555















