Après les menaces de décapitation proférées par un père d’élève contre une professeure des écoles du groupe scolaire Clément Ader au Fauga, le syndicat enseignant du 1er degré SNUipp-FSU 31 assure que « depuis des mois, des alertes émanaient de l’école : dégradation du climat scolaire, augmentation des effectifs, insuffisance des moyens d’accompagnement des élèves en situation de handicap et souffrances exprimées par plusieurs membres du personnel ». La mairie reconnaît des « accrochages » mais qui ont toujours été résolus par les équipes sur place. On vous décrypte cette alerte que médiatise un syndicat.
Une « dégradation du climat scolaire » au sein du groupe scolaire Clément Ader de la commune du Fauga (Haute-Garonne) ? C’est ce qu’affirme dans un communiqué, vendredi 11 septembre, le syndicat enseignant du 1er degré Snuipp-FSU 31 qui assure que « depuis des mois, des alertes émanaient de l’école : dégradation du climat scolaire, augmentation des effectifs, insuffisance des moyens d’accompagnement des élèves en situation de handicap et souffrances exprimées par plusieurs membres du personnel. » Pour l’heure, le rectorat n’infirme ni ne confirme avoir eu connaissance de ces « alertes ».
Personnels et habitants du Fauga sous le choc
Les personnels de l’établissement et la commune de 2 500 âmes sont toujours sous le choc après les menaces de décapitation proférées par un père d’élève contre une professeure des écoles du groupe scolaire, vendredi 4 septembre à la sortie des cours.
L’affaire a fait grand bruit jusqu’au ministère de l’Éducation nationale, et le père de famille, jugé en comparution immédiate, jeudi 10 septembre, a été condamné à six mois de prison ferme avec mandat de dépôt par le tribunal correctionnel de Toulouse. Ses propos ont été jugés « inquiétants, au regard d’une actualité qui reste dans l’esprit des Français avec l’affaire Samuel Paty », a rappelé son président à l’audience.
« L’Éducation nationale a répondu au cas par cas… »
Pour le syndicat enseignant, la réponse de l’institution face à ces faits n’a pas été à la hauteur. « L’Éducation nationale s’est contentée de répondre à ces différents signalements au cas par cas sans jamais prendre en compte la situation globale de l’école, freinant même la demande de visite des représentants des personnels en F3SCT [instance sur les conditions de travail], explique le Snuipp-FSU. La mise en œuvre de cellules de crise après un tel événement est nécessaire mais ne peut constituer à elle seule une politique de prévention et de santé au travail. C’est l’aveu d’un manque criant de culture de la prévention dans l’Éducation nationale, et des moyens associés. »
« C’est une école familiale »
Du côté de la mairie du Fauga, l’adjointe au maire chargée des écoles Isabel Bagneris reconnaît que l’école a connu précédemment « des accrochages comme souvent en milieu scolaire » qui ont été résolus par les équipes sur place, mais jamais ils n’ont été de l’ampleur de l’affaire de vendredi dernier. « La mairie est très présente dans cette école et maintient le lien avec les familles et les enseignants, c’est une école familiale », explique l’élue.
















