En ce week-end de septembre, les automobilistes de l’agglomération toulousaine peinent à trouver du carburant, notamment du sans-plomb 95, en raison de pénuries dans certaines stations. En Occitanie, 9 % des stations sont en rupture, contre 5 % deux jours plus tôt, exacerbant les tensions liées aux prix élevés.
« J’ai fait trois stations du côté de la Roseraie avant de trouver du sans-plomb 95. Celles de TotalEnergies n’en avaient plus, on s’est rabattu sur une station Avia où il y en avait encore, nous n’étions pas les seuls », témoigne Achille qui a fait quelques kilomètres en cette fin de journée, samedi, pour faire le plein.
Ni SP 95, ni SP 98, il n’est pas le seul à galérer en ce week-end de septembre pour trouver quelques gouttes de carburant. À un prix raisonnable. Car dans certaines stations, le sans-plomb est annoncé à 2,3 euros. De quoi donner des sueurs froides à ceux qui ont besoin de leur voiture au quotidien. Ils cherchent donc à trouver une station proposant le litre à moins de deux euros, ce qui est le cas de celles de TotalEnergies. Mais sur l’agglomération toulousaine, la plupart sont en pénurie, prises d’assaut par les automobilistes, même si au niveau national pour l’heure le risque d’être à sec n’est pas à l’ordre du jour selon les experts.
9 % de stations en rupture de stock
Selon le site spécialisé du gouvernement, ce dimanche, 93 % des stations de la france métropolitaine ne rencontraient aucune difficulté d’approvisionnement. Un chiffre plus élevé en Occitanie qui, selon la même source, affichait un taux de rupture de 9 %, contre 5 % deux jours plus tôt. Et sur le département de la Haute-Garonne, le taux d’indisponibilité était entre 10 et 25 %.
Le conflit au Moyen-Orient est certainement à l’origine de ces tensions. L’Arabie saoudite a en effet fermé un pipeline qui lui sert à contourner le détroit d’Ormuz après des frappes en provenance de l’Irak. En France, ces difficultés autour des prix du carburant ont fait renaître le mécontentement. Un appel à se mobiliser a été lancé sur les réseaux sociaux, dans l’esprit de celui des gilets jaunes, en novembre 2018.











