À Toulouse, le plastique disparaît progressivement des cantines scolaires. La cuisine centrale prépare, transporte et sert désormais ses repas dans des contenants en acier inoxydable. Un projet de plus de 4 millions d’euros et 90 tonnes de plastique en moins.
Chaque jour, en période scolaire, la cuisine centrale de Toulouse prépare et livre 35 000 repas destinés aux écoles. Les repas ne sont plus conditionnés dans des barquettes en plastique, mais dans des bacs en inox réutilisables. Seuls les plateaux utilisés par les élèves restent aujourd’hui en plastique.
« Supprimer chaque année 90 tonnes de plastique »
Les couverts sont désormais en acier inoxydable, tout comme les barquettes qui transportent les repas préparés chaque jour par les équipes municipales. Un changement qui permet à la Ville rose d’anticiper les évolutions réglementaires, tout en répondant aux préoccupations sanitaires et environnementales.
Pour la municipalité, les bénéfices sont considérables. « Cela a permis de supprimer chaque année 90 tonnes de plastique« , souligne Guillaume Duval, conseiller municipal délégué à la cuisine centrale. Une mesure qui s’inscrit dans la volonté de développer « une alimentation saine et durable« , tout en participant à la transition écologique. « C’était évident pour la mairie, ce projet ne devait pas avoir d’impact financier pour les familles« , affirme Guillaume Duval. À savoir, un repas coûte entre 1,1 euro et 6,5 euros pour les foyers.
Des équipements au service des agents
Baptisé « Revox« , le projet a été lancé dès janvier 2022. La loi impose un passage au tout inox au plus tard en janvier 2025. Trois années ont donc été nécessaires pour concevoir, tester et déployer ce nouveau système. Toulouse fait partie des premières grandes métropoles à mettre en place cette transition. Sandra Lestrade, directrice de la cuisine centrale, développe : « On est encore dans la phase de test, je pense qu’il nous faudra un an pour qu’on ait conscience de tout ce qu’engendre ce changement.«
La mise en œuvre du projet a représenté un investissement de plus de 4 millions d’euros. Une somme consacrée à l’acquisition de nouveaux équipements de lavage et de manutention. Cette transition implique, en effet, des changements importants : une ancienne barquette en plastique pesait seulement 45 grammes, contre près de 700 grammes pour un contenant en inox avec son couvercle.
Afin de prendre en compte ce nouvel aménagement, un travail en collaboration avec des ergonomes a été mis en place. « On manipule entre 5 000 et 9 000 barquettes par jour, on essaie donc de nouveau équipements comme un exosquelette« , confie Sandra Lestrade. En tout, pour accompagner cette évolution, sept postes à temps plein ont été créés au sein du service de plonge. Désormais intégrés à un circuit de retour, les contenants doivent être récupérés, lavés et remis en circulation après chaque utilisation.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555











