Vingt policiers adjoints viennent d’entamer quatre mois de formation directement au commissariat de Toulouse, une première locale. Parmi eux, Sébastien, 26 ans, qui voit dans ce statut une porte d’entrée vers son rêve d’enfant : devenir gardien de la paix.
Le métier lui était resté en tête sans jamais vraiment devenir un projet. D’abord les jeux de cour de récréation où il campait le rôle du policier, puis un uniforme regardé avec respect, ensuite la vie professionnelle qui l’emmène ailleurs. À 26 ans, Sébastien vient pourtant de boucler la boucle : depuis lundi, il est policier adjoint à Toulouse, au sein d’une promotion inédite formée directement dans les murs du commissariat.
Sous sa moustache en guidon, le jeune homme raconte un parcours sans ligne droite. Après un baccalauréat général et deux années dans un magasin de sport, il devient responsable logistique dans une autre entreprise du secteur. En parallèle, il s’engage comme sapeur-pompier volontaire. « J’ai découvert ce que c’était d’aider les citoyens. Ça a réveillé quelque chose », sourit-il.

Son vieux rêve d’enfant revient alors à la surface. En découvrant le statut de policier adjoint lors d’événements consacrés au recrutement, il y voit surtout une manière de tester concrètement le métier. « Quoi de mieux pour le découvrir que de le faire de l’intérieur et de se faire son propre avis ? »
Une porte d’entrée
Durant quatre mois, Sébastien et les 19 autres recrues de sa promotion vont suivre leur formation au commissariat de Toulouse. Une première. « Jusqu’ici, les policiers adjoints étaient formés en école de police. Il a été décidé de développer des formations locales, notamment pour désengorger les écoles », explique Stéphane, major et chef du service du recrutement et de la formation de la DIPN de Haute-Garonne. Les élèves suivent uniquement des cours et rentrent chez eux chaque soir. Leur scolarité doit s’achever le 23 décembre par une cérémonie de fin de promotion.
Anciennement appelés adjoints de sécurité, les policiers adjoints épaulent les gardiens de la paix dans leurs missions quotidiennes. Aucun diplôme n’est exigé pour candidater. La sélection ne repose pas sur un concours classant : les candidats sont déclarés admis ou non admis. Le contrat est conclu pour trois ans, renouvelable une fois, avec une rémunération légèrement supérieure au SMIC.
Le statut offre aussi une porte d’entrée vers le métier de gardien de la paix après une année de contrat. Mais Sébastien compte déjà se présenter dès février au concours externe. Son objectif est déjà fixé : intégrer ensuite une unité de terrain, idéalement la brigade anticriminalité.
Pour renforcer son recrutement, la DIPN 31 organise désormais chaque mois des « rendez-vous de la police », ouverts au public au commissariat de Toulouse-Nord. Le prochain est prévu le 30 septembre.













