Tuvok, vidéaste toulousain de 27 ans, a franchi cet été le cap des 10 millions d’abonnés sur YouTube, devenant l’un des huit Français à recevoir ce prestigieux trophée. Connu pour ses défis sportifs filmés dans les rues, il est suivi mondialement. Malgré son succès, il reste très attaché à Toulouse. La Dépêche s’est baladée avec lui dans les rues de la Ville rose.
Dix millions d’abonnés sur YouTube : le chiffre est astronomique. Pourtant, c’est bien ce cap que Tuvok, influenceur et vidéaste toulousain, a franchi cet été. À cette occasion, La Dépêche s’est baladée avec lui dans les rues de la Ville rose, pour qu’il raconte son parcours, à travers les lieux chargés de sens pour lui.

Sur la place du Capitole, il ouvre la mallette contenant le trophée brillant, que la plateforme de vidéos envoie aux créateurs ayant atteint les 10 millions d’abonnés. « C’est monumental et très rare, on est seulement huit en France à l’avoir. Jamais je n’aurais pensé en arriver jusque-là », confie Tuvok, qui n’hésite pas à faire un petit bisou sur l’objet pour plaisanter.
Toulousain de 27 ans, il avait créé sa chaîne en 2014, animé par une passion pour l’audiovisuel. C’est un concept bien particulier qui la fait connaître : des défis de foot et de basket tournés dans la rue. Accompagné d’un groupe d’amis et d’un panier ou d’un filet mobile, Tuvok parcourt les rues et invite les passants à tenter de marquer. S’ils y parviennent, les réactions sont démesurées : explosion de joie, sauts en l’air et confettis. Plusieurs centaines de ces vidéos ont été tournées rue Alsace-Lorraine, au niveau de la bouche de métro du Capitole. « C’est un lieu très important dans mon parcours », relate-t-il.
Le saut dans la Garonne
Mais c’est sur la place Saint-Pierre que tout a véritablement commencé. Quand il débute les vidéos, il se lance un pari fou : sauter dans la Garonne, sur un vélo, et filmer le tout. « J’aurais pu y passer », reconnaît-il. Une vidéo aussi dangereuse que virale, qui lui a permis de se démarquer et de se faire repérer sur les réseaux sociaux.
Aujourd’hui, il est mondialement connu. Certains de ses contenus cumulent plusieurs centaines de millions de vues. Il est notamment très suivi aux États-Unis, en Inde, en Corée du Sud, au Brésil, au Mexique… « Le sport ça rassemble beaucoup, et mélangé avec de la bonne humeur, ça touche tout le monde, dans le monde entier », explique Tuvok.
Pour autant, il tient à garder « une vie simple, plutôt tranquille ». C’est dans cette optique qu’il ne souhaite pas déménager, et rester habiter à Toulouse. « J’ai beaucoup voyagé. Mais à chaque fois que je retourne à Toulouse, je me rends compte que c’est trop bien ici. C’est un gros village, apaisant, avec une bonne énergie. Je ne me vois pas ailleurs. » Très amoureux de sa ville, notamment de la place Saint-Sernin ou encore de la rue des Arts, il a listé ses meilleures adresses pour se restaurer : Barbaque, Maison Samaran, Chez nous les Libanais, Le Toec, Foca Foca, etc.
Des rêves de cinéma
Il met également un point d’honneur à garder la tête sur les épaules. « Longtemps, j’ai fait des vidéos pour obtenir de l’approbation et être vu, avoue-t-il. Mais désormais, j’essaie de m’en détacher, et de ne pas trop me surcharger. Car j’ai compris que ma santé mentale était très importante. Maintenant, j’ai la sensation d’avoir trouvé mon équilibre, et d’avoir un regard plutôt apaisé sur ma carrière. »
Ce qu’on peut lui souhaiter pour la suite ? « De la paix, de la protection et de la joie », sourit-il. Mais il confesse malgré tout rêver de cinéma, parfois. « Faire un film entre amis et jouer un rôle dedans ? Je trouverais ça génial ! »















