On prend le pouls des commerçants dans la ville rose avec notre invitée, Sandrine Rossignol, directrice de la fédération des commerçants de Toulouse. Après un été chaud et une rentrée marquée par des manifestations, la situation est compliquée.
Après un été marqué par les épisodes de canicule et une rentrée au rythme des manifestations lycéennes, comment vont les affaires des commerçants de Toulouse ? On pose la question à Sandrine Rossignol, directrice de la fédération des commerçants de la ville rose.
ICI Occitanie : L’enseigne Fnac vient d’emménager dans un bâtiment tout neuf, près du métro Jean Jaurès, c’est une belle vitrine ?
Ce bâtiment Les Variétés, avec sa façade Art déco est superbe, ça va redonner un coup de fouet à la Fnac je pense. C’est une des locomotives en centre-ville qui attire. Le bâtiment des Américains sera peut-être proposé à la vente ou à la location sur la totalité du bloc mais je n’ai pas d’information pour le moment.
Il y avait 7% de taux de vacances commerciales en février 2026, c’est un peu moins que la moyenne nationale, on s’en sort pas si mal ?
On était à 6% en 2025 donc c’est davantage que l’an dernier, mais j’ai peur que ca s’amplifie.
Comment se passe la rentrée pour les commerçants du centre-ville de Toulouse?
C’est compliqué parce que la chaleur persiste et cela n’incite pas à acheter des collections automne-hiver. La période est assez morose. Les manifestations sont quand même bien encadrées mais quand il y en a, les clients ne viennent pas en centre-ville.
Cet été, les épisodes de chaleur ont eu un effet sur la fréquentation ?
La chaleur c’est un sujet qu’il faut traiter. Les commerçants aujourd’hui doivent avoir la climatisation pour que les clients restent. Les ombrières dans la rue Alsace-Lorraine ou au Capitole sont efficaces mais il faudrait en mettre ailleurs. Même si ces solutions ont un coût. Les gens cherchent l’ombre, la fraicheur.
Les commerçants de la galerie marchande Basso Cambo se sentent abandonnés, deux ans après la fermeture de l’emblématique hypermarché Casino. Plus de la moitié des commerces ont fermé, le chiffre d’affaires de plusieurs commerçants baissent, que leur conseillez-vous ?
Nous on conseille toujours d’anticiper. On a d’ailleurs accompagné certains commerçants au tribunal de commerce. En effet, sans locomotive à Basso Cambo c’est compliqué, mais le service développement économique de la métropole y travaille à l’attractivité de ce centre.
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555












