La députée de Seine-Saint-Denis Soumya Bourouaha a annoncé suspendre l’ensemble de ses activités parlementaires pendant dix jours. Une absence qui intervient alors que s’achève l’examen de la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes et aux enfants.
« Je suis contrainte de suspendre l’ensemble de mes activités parlementaires pendant dix jours », a annoncé la députée de la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis dans un communiqué. Et ce, « pour raisons de santé », précise Soumya Bourouaha, qui ne pourra donc « pas assurer ses rendez-vous et déplacements en circonscription ni participer aux travaux de l’Assemblée nationale durant cette période ».
Un arrêt qui intervient « alors que s’achève l’examen de la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes et aux enfants ». Pour Soumya Bourouaha, « c’est une profonde déception de ne pas pouvoir défendre jusqu’au bout, dans l’hémicycle, le travail mené », « notamment contre les mariages forcés et pour la protection des victimes étrangères ».
Qui va prendre le relais de Soumya Bourouaha ?
En attendant son retour, c’est « sa collègue Elsa Faucillon qui prendra le relais ». « Je lui accorde toute ma confiance. Membres du même groupe, nous partageons des convictions communes fortes : les femmes étrangères victimes de violences doivent être protégées comme des victimes, et non pourchassées comme des étrangères par l’administration française ». La députée sait « qu’elle portera la voix de ces femmes et des associations dont nous avons entendu les témoignages ».
Soumya Bourouaha profite d’ailleurs de son communiqué pour « renouveler son appel solennel aux groupes ayant déposé des amendements de suppression des articles 62, 62 bis, 63 et 66 bis ». « Retirez-le. Ne privons pas ces femmes des protections nécessaires pour échapper aux violences et retrouver leur autonomie. Elles sont des victimes avant d’être étrangères. Notre responsabilité est de les protéger, quelle que soit leur nationalité ».













