Samedi 3 octobre, Benjamin Urdapilleta, ouvreur de Perpignan, a cru devenir le meilleur réalisateur de l’histoire du championnat de France avec 2 619 points, dépassant Romain Teulet. Cependant, une enquête de Canal+ a révélé que Richard Dourthe a inscrit 3 015 points. Depuis, les deux joueurs s’expliquent par presse interposée.
Samedi 3 octobre, l’Argentin Benjamin Urdapilleta, ouvreur et buteur de Perpignan, a, l’instant de quelques heures, cru marquer l’histoire du championnat de France en devenant le meilleur réalisateur de l’histoire de la première division avec 2 619 points, dépassant ainsi l’ancien joueur de Castres Romain Teulet (2 612). L’histoire prend une dimension particulière quand on sait que Benjamin Urdapilleta aurait très bien pu arrêter sa carrière quelques mois plus tôt mais avait choisi, entre autres, de la prolonger d’une saison, dans l’espoir de battre ce record.
Las, une enquête du diffuseur du rugby Canal+ a introduit une nouvelle donnée ou plutôt un nouveau nom. Celui de Richard Dourthe qui aurait, en réalité, inscrit 3 015 points au cours de sa carrière. Ce nouveau classement a entraîné une passe d’armes par presse interposée entre les deux buteurs. « Je pense qu’on ne peut pas comparer nos deux totaux. Richard Dourthe a marqué de nombreux points durant la période du rugby qui était amateur. C’est différent. De mon côté, on ne parle que de l’ère professionnelle. » a lâché l’Argentin dans l’Équipe.
Interviewé par Sud-Ouest, Richard Dourthe a défendu son territoire becs et ongles comme il savait le faire quand il était joueur : « Apparemment, ça lui tenait à cœur puisqu’il a notamment resigné pour battre le record de Romain Teulet. J’ai lu effectivement qu’il ne fallait pas tenir compte de nos deux chiffres parce que j’ai joué en amateur alors que lui a fait toute sa carrière en pro. Je rappelle que je suis passé professionnel en 1995, à l’époque où le rugby l’est devenu. Auparavant, je n’avais fait que trois saisons. Et je ne butais pas, puisque c’est Thierry Lacroix qui le faisait à Dax. Donc, c’est pareil. Dans le monde professionnel, de 1995 à 2008, je suis à 2 858 points. Lui n’est qu’à 2 600 et quelques. Il en manque encore. Peut-être qu’il va y arriver cette saison ? Je n’en suis pas sûr. »
Pour arbitrer le débat, on pourrait également intégrer les données suivantes. À l’époque de Richard Dourthe, toutes les pénalités tentables étaient tentées alors que maintenant, les équipes choisissent d’aller en touche pour inscrire un essai, ce qui réduit les possibilités de scorer des buteurs actuels. À l’époque de Benjamin Urdapilleta, les terrains (souvent des pelouses synthétiques) ne sont plus des champs de boue comme auparavant. Sans évoquer le poids des ballons, les tee ultra perfectionnés etc.












