Les professionnels de la petite enfance se mobilisent ce jeudi 8 octobre à Toulouse, comme dans le reste du pays. Ils dénoncent le manque de personnel, des conditions de travail qu’ils jugent très dégradées et des mesures gouvernementales insuffisantes.
Les professionnels de la petite enfance se mobilisent ce jeudi matin à Toulouse. Une manifestation était prévue à 10 heures, depuis la place Arnaud Bernard, dans le cadre d’un mouvement national lancé notamment par le collectif “Pas de bébés à la consigne” et le Syndicat des professionnel·les de la petite enfance (SNPPE).
À quelques mois de l’élection présidentielle, l’objectif est d’interpeller l’opinion publique et les élus sur les difficultés du secteur. Les crèches font notamment face à d’importantes difficultés de recrutement, ce qui entraîne un manque de personnel.
Des conditions de travail jugées très dégradées
Les professionnels dénoncent également la surcharge de travail, le manque de temps, la fatigue et les difficultés à assurer correctement leurs missions auprès des enfants.
« La pénibilité dans la petite enfance est cumulative : elle s’accumule jour après jour, année après année. Charges portées, accroupissements répétés, bruit constant, gestes répétitifs… les corps s’usent avant l’âge légal de départ. Cette pénibilité est pourtant absente des dispositifs de reconnaissance existants, en particulier dans un secteur très majoritairement féminin », indique le SNPPE. Le syndicat dénonce aussi des rémunérations peu attractives au regard des responsabilités et des contraintes du métier.
Le collectif réclame notamment un taux d’encadrement minimum d’un adulte pour quatre bébés et d’un pour cinq enfants à l’horizon 2030, ainsi qu’une hausse du niveau global de formation.
Les syndicats contestent une nouvelle formation
La mobilisation porte aussi sur la formation. La FSU Territoriale rappelle que le gouvernement a créé, par un arrêté ministériel du 12 décembre 2025, le titre professionnel d’intervenant éducatif en petite enfance (IEPE), accessible après 1 400 heures de formation, dont près de la moitié en stage à partir du 1er septembre 2026.
« Avec ce nouveau titre d’intervenant éducatif en petite enfance, des personnels moins formés pourront encadrer les enfants au même niveau réglementaire que des professionnel·les diplômé·es d’État », déplore le syndicat.
Le gouvernement a par ailleurs annoncé un plan d’urgence de 90 millions d’euros sur deux ans pour soutenir les crèches et l’accueil individuel. Les syndicats jugent toutefois ces mesures insuffisantes.











