EXCLUSIF. Un jeune homme d’une vingtaine d’années est mort dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre 2026, dans le secteur de la rue de la Colombette, à Toulouse. Une rixe entre deux groupes serait à l’origine du drame. Une huitaine de personnes a été interpellée et placée en garde à vue. Voici ce que l’on sait.
Le proche voisinage n’a rien vu, ni rien entendu. « Ah bon ? Un homme a été tué ? » s’inquiète un restaurateur matinal. Un drame s’est pourtant noué en pleine nuit dans le centre-ville de Toulouse. Vers 1 heure du matin, dans la nuit de samedi à dimanche, un jeune homme âgé d’une vingtaine d’années a perdu la vie dans le secteur de la rue de la Colombette, rue Jean Palaprat, à Toulouse.
Une embrouille entre le conducteur et des piétons ?
Selon des sources concordantes, touchée au thorax, la victime de 25 ans aurait été tuée à l’arme blanche. Une rixe impliquant deux groupes serait à l’origine des faits. Selon un témoin, la victime passait en voiture avec « trois autres personnes à son bord », « et elle s’est embrouillée avec un groupe de cinq personnes, dont deux filles ». La victime serait alors sortie du véhicule et aurait été frappée mortellement à coups de couteau. La forte alcoolisation a-t-elle joué un rôle dans le passage à l’acte de l’auteur ? Il convient à ce stade d’être prudent, les circonstances précises de la violente altercation restent à déterminer.
Selon nos informations, polices nationale et municipale étaient sur place, tout comme les secours. « Un policier municipal a prodigué un massage cardiaque à la victime, relayé par le Samu, pendant une trentaine de minutes », raconte un témoin. En vain, la victime n’a pas survécu.
Une enquête ouverte pour homicide
Au moins huit personnes, parmi lesquelles des jeunes femmes et des témoins, sont actuellement entendues dans les locaux du commissariat central. Des gardes à vue sont en cours. Le parquet a ouvert une enquête pour homicide volontaire, afin de faire la lumière sur les circonstances de la mort du jeune homme et d’établir les responsabilités. « Certains des protagonistes regagnaient le foyer des jeunes travailleurs dans lequel ils étaient hébergés », nous dit-on.
Dans le voisinage, les riverains sont surpris d’apprendre qu’un tel drame s’est produit. « On vit vraiment dans un monde de dingue », commente l’un d’eux. « Tout le monde dormait probablement », « pourtant on entend tout là où j’habite », s’étonne une voisine. Haut lieu de la nuit toulousaine, le quartier compte en effet de nombreux bistrots et établissements de nuit, avec son lot de nuisances et de débordements. Ce dimanche matin, les fidèles sortant de la synagogue située dans le secteur n’ont pas davantage aperçu les constatations des policiers, liées à cette affaire. La vidéosurveillance qui maille ce quartier animé de Toulouse devrait aider les enquêteurs de la division de la criminalité territoriale, chargés de l’enquête, à mieux comprendre le déroulé de la tragédie.


















