Vendredi soir, une agente du Groupement interquartiers de tranquillité et de sûreté (GITeS) a été prise à partie avec son compagnon par quatre jeunes hommes à Toulouse. Insultes, coups au visage et à la tête : la victime, qui aurait été reconnue en raison de son activité professionnelle, a déposé plainte.
La sortie au cinéma devait refermer tranquillement la semaine. Ce vendredi soir, à la sortie de la séance, une agente du Groupement interquartiers de tranquillité et de sûreté (GITeS), accompagnée de son compagnon, est prise à partie par quatre jeunes hommes circulant à bord d’une voiture, dans le quartier de Montaudran, à Toulouse. Des insultes sont d’abord lancées depuis l’habitacle.
Les quatre occupants finissent par descendre du véhicule. La jeune femme sort alors son téléphone pour filmer la scène. « Vas-y, filme, sale pute », lui auraient lancé les individus avant que la confrontation ne dégénère. Son compagnon est frappé à plusieurs reprises, notamment au visage. Après les faits, il présente un œil tuméfié. L’agente reçoit elle aussi plusieurs coups, principalement à la tête, sans souffrir de blessures graves selon sa direction.
« C’est scandaleux »
La victime aurait été reconnue dans la rue en raison de son activité au sein du GITeS, le service de sécurité des bailleurs sociaux. Les quatre hommes seraient par ailleurs susceptibles d’être impliqués dans le trafic de stupéfiants dans un quartier du Grand Mirail. Ce possible lien devra être établi par l’enquête. Après l’agression, l’agente a déposé plainte contre X. Les investigations doivent désormais permettre d’identifier les quatre hommes et de déterminer précisément le mobile des violences.
« Nous sommes là pour la tranquillité des habitants. Ce qui s’est passé est absolument scandaleux et nous le condamnons très fermement », réagit Rémi Vincent, directeur général du GITeS. L’agente a depuis repris le travail. « Nous allons l’accompagner juridiquement et psychologiquement. C’est la première fois, en huit ans de service, qu’une situation comme celle-ci nous arrive », ajoute-t-il.
















