Après quinze ans en tant que technicien aéronautique, Bastian Bacquié s’est lancé dans l’horlogerie en créant Dédale, une marque de montres inspirées de l’aviation. Après une campagne de financement participatif qui a atteint son objectif mais n’a pas permis de lancer la production, le Toulousain repart aujourd’hui avec un nouveau système de réservation.
Depuis son enfance, Bastian Bacquié est passionné par le milieu de l’aviation. C’est donc tout naturellement que le Toulousain de 38 ans s’est orienté vers la maintenance aéronautique, tout en pilotant pour le plaisir.
« J’ai notamment participé bénévolement pendant plusieurs années au Raid Latécoère. L’histoire de l’aéronautique me tient particulièrement à cœur. Suivre les traces des pionniers, cent ans après, procure une émotion particulière. »
Amoureux d’horlogerie, Bastian Bacquié s’est lancé un nouveau défi : créer Dédale, une marque de montres inspirées de l’univers aéronautique, depuis son logement de Balma.
« Faire une montre aéronautique à Toulouse avait du sens pour moi. C’est une ville qui a une histoire très forte avec l’aéronautique. »
Pour financer son projet, il a quitté son emploi et lancé une campagne de financement participatif. « L’objectif était de réunir 70 000 euros et nous l’avons atteint. » Cette somme devait notamment lui permettre de constituer un apport pour obtenir un crédit bancaire. « J’avais des accords de principe avec plusieurs banques, mais finalement elles ne m’ont pas suivi. »
80 réservations à atteindre
Après cette déconvenue, Bastian Bacquié décide de rembourser les contributeurs et de relancer directement les réservations. « Pour l’instant, j’ai 23 réservations, sans aucune médiatisation, uniquement grâce aux personnes qui m’avaient suivi l’année dernière et à Instagram. »
Son objectif est désormais d’atteindre 80 réservations pour pouvoir lancer la production. Il ne s’agit pas encore de commandes avec paiement : « C’est une réservation, sans avance d’argent. »
Un modèle décliné en quatre coloris est proposé, avec un tarif compris entre 1 750 et 2 000 euros selon les versions, et jusqu’à 2 248 euros avec l’option de bracelet supplémentaire. « Le marché des montres mécaniques chronographes dédiées à l’aviation est assez saturé au-delà de 2 000 ou 2 500 euros. Je voulais proposer une montre que je puisse moi-même avoir les moyens de m’offrir, tout en conservant une qualité technique élevée. »
Une montre assemblée en France
Pour rester dans cette gamme de prix, certains composants sont usinés en Chine, dans la région de Shenzhen. Le mouvement, lui, est fabriqué au Japon. Les pièces sont ensuite ramenées en France pour être assemblées, réglées et contrôlées par un horloger sous-traitant basé en région parisienne.
Après les difficultés rencontrées lors de sa première campagne, Bastian Bacquié veut désormais aller jusqu’au bout. « Je crois à mon projet. »
Prochaine étape : atteindre les 80 réservations nécessaires au lancement de la production, qui nécessitera ensuite environ six mois.












