Plusieurs commerçants toulousains situés sur l’avenue Etienne Billières, artère traditionnellement théâtre de débordements en marge des manifestations sociales, se sont barricadés à la veille du 31 octobre. C’est le troisième samedi consécutif de manifestations.
80 000 manifestants à Toulouse le 17 octobre selon les organisateurs, autant la semaine suivante le 24. Combien seront-ils ce samedi 31 octobre dans les rues de Toulouse ?
Les gilets jaunes et les lycéens appellent à un rassemblement ce samedi après-midi 14h à Jean Jaurès. Mais cette fois-ci les syndicats, présents lors des deux dernières éditions, n’appellent pas à descendre dans la rue, préférant se réserver pour la journée de grève annoncée le jeudi 5 novembre.
Sans encadrement des services d’ordre des syndicats, c’est l’inconnu. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, parle d’une journée « à risque très élevé de troubles à l’ordre public« .
Les commerçants, cible facile des casseurs lors en marge des précédents cortège, appréhendent énormément. A l’image de cette responsable de l’agence Century 21, avenue Etienne Billières. Vendredi matin Céline Delgado a fait poser des panneaux de bois devant sa vitrine pour éviter de nouveaux actes de vandalisme. Au micro d’Ici Occitanie, elle témoigne de son ras-le-bol :
« La semaine dernière il nous ont détruit nos vitrines et la porte d’entrée, on a même eu droit à de la mousse expansée dans la serrure. On a très peur. On est juste agent immobilier, tout le monde a besoin d’un toit, c’est un métier dont on ne peut pas se passer et malheureusement on est pris pour cible. C’est un ras-le-bol sur le quartier de Saint-Cyprien, car c’est ce quartier qui trinque en fin de manif, c’est la troisième fois depuis les gilets jaunes.«
https://www.francebleu.fr/occitanie/haute-garonne-31/toulouse-31555

















