Auteur d’une grosse prestation face à Wakefield la semaine dernière, le talonneur australien du Toulouse Olympique a confirmé son formidable potentiel. À suivre ce samedi à l’occasion de la 2e journée de Super League à l’occasion de la réception de Castleford (19 heures).
Arrivé en fin de saison dernière dans les rangs du Toulouse Olympique en provenance des Parramatta Eels (NRL), Brendan Hands savait qu’il disposait de peu de temps pour s’imposer. « Je suis en mission avec le TO », confiait-il alors. En huit matchs, dont la finale victorieuse de Championship face à York suivie de la validation de la montée en Super League, le talonneur australien — fort de son expérience de 40 matchs en NRL avec les Eels — a immédiatement sécurisé sa place dans l’effectif olympien. L’accord de prolongation est intervenu à l’automne dernier après que Brendan Hands a été libéré par son club de Parramatta, lui offrant l’opportunité de se frotter à l’élite européenne.« La Super League est un nouveau challenge pour moi. J’étais venu aider Toulouse pour cela et je suis satisfait de disputer cette compétition », confie le joueur de 27 ans, qui a fait une première apparition marquante la semaine dernière à Wakefield. Actif autour du tenu, excellent animateur et défenseur rigoureux, l’Australien a justifié les attentes placées en lui. « Ce premier match était important pour moi, mais aussi pour toute l’équipe. Nous avons fait corps avec beaucoup d’efforts défensifs à la clé », savoure-t-il. « Si nous sommes heureux du résultat, il ne faut pas s’arrêter là. La saison est longue et la Super League ne tolère aucun relâchement », prévient celui qui apprécie l’intensité de ce championnat, notant une réelle différence avec ses premières piges à l’échelon inférieur en Championship.Ce saut qualitatif entre l’élite australienne et l’antichambre anglaise a en effet nécessité une réelle adaptation, tant l’écart de rythme, d’arbitrage et d’infrastructure est marqué entre les deux niveaux.
Penrith, le rêve inachevé
La Super League semble toutefois mieux correspondre à ses standards, d’autant que les nouvelles règles autour du tenu favorisent son profil. « Oui, ça allait plus vite. C’est beaucoup mieux. En Australie, c’est notre culture : le jeu rapide est dans notre ADN », confirme le talonneur du TO.
Enfant de Penrith, formé dans ce club de la banlieue ouest de Sydney où il a fait toutes ses classes jusqu’en 2022, c’est pourtant chez le rival de Parramatta qu’il a découvert la NRL. Il y a disputé deux saisons, totalisant 40 matchs dont le tout premier face à… Penrith ! Le club des Panthers reste d’ailleurs chevillé au cœur de l’Australien qui avoue : « Mon rêve était de jouer pour Penrith en NRL. Cela ne s’est pas fait, mais peut-être un jour… Je n’ai pas perdu l’espoir de retourner là-bas. »En attendant, c’est en France que sa carrière se poursuit. Ce titulaire d’un master en physiologie s’est déjà mis à l’étude de la langue française et apprécie la découverte du patrimoine local : « Votre culture, votre passé et les monuments anciens sont passionnants pour moi qui viens d’un pays qui n’a pas, hormis la culture aborigène, une telle profondeur historique. » Une double aventure, culturelle et sportive, qui ne fait que commencer pour un joueur possédant tous les atouts pour s’imposer comme un des hommes forts du Toulouse Olympique cette saison.






















