Les nouveaux avocats de Cédric Jubillar, Mes Guy et Pierre Debuisson (avec Frank Berton), refusent catégoriquement d’assister aux réunions préparatoires du second procès du peintre-plaquiste, qui doit commencer le 21 septembre. C’était encore le cas ce mardi 26 mai à la cour d’appel de Toulouse. La Dépêche vous détaille les raisons de ce bras de fer judiciaire.
C’est désormais une habitude. Les réunions préparatoires du second procès de Cédric Jubillar se déroulent sans ses avocats. « Nous refusons catégoriquement d’assister à ces audiences artificielles. Cette situation est inadmissible et intolérable », persifle Me Guy Debuisson, nouvel avocat de Cédric Jubillar, avec son fils Pierre, lequel a fait entrer Frank Berton dans le dossier, en avril dernier.
Selon les pénalistes toulousains qui n’ont eu de cesse de s’insurger contre les conditions carcérales de leur client, placé à l’isolement à la maison d’arrêt de Seysses depuis le 18 juin 2021, « l’administration pénitentiaire et les magistrats se renvoient la balle et personne ne prend la décision de mettre fin à cet isolement inhumain », s’insurge la défense de Cédric Jubillar. « On nous dit que c’est pour mieux le protéger, mais le protéger de quoi ? Il a le même régime que le terroriste Salah Abdeslam ! »
En soins au SMPR
Cédric Jubillar est actuellement en soins au service médico-psychologique régional (SMPR). Au cours de sa détention, il s’est souvent plaint du bruit durant la nuit et des lumières dans les couloirs, l’empêchant, selon ses déclarations, de dormir.
De son côté, l’administration pénitentiaire a toujours estimé que son isolement lui permettait d’être protégé des autres détenus, au regard de son dossier extrêmement médiatisé.
Mardi, les avocats des parties civiles et les magistrats ont mis la dernière main à l’organisation de ce nouveau procès fleuve qui doit se tenir du 21 septembre au 16 octobre à Toulouse. Les audiences sont programmées tous les jours durant ces quatre semaines, du lundi au vendredi, devant la cour d’assises d’appel. Une salle de retransmission du procès est prévue à la cour d’appel pour permettre aux différents médias de suivre les débats en direct, comme cela avait été le cas à Albi.
Le 17 octobre dernier, Cédric Jubillar a été condamné, en première instance, à Albi, à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme Delphine, infirmière et mère de famille de 33 ans dont le corps n’a jamais été retrouvé. Seul accusé dans cette affaire, Cédric Jubillar nie toute implication dans la mort de sa femme, qui devait refaire sa vie avec un autre homme.













